Le Nyonnais Simon Pelletier a travaillé pour la Fondation Clinton à New York

A moins d'une semaine de l'élection présidentielle américaine, le citoyen de Gilly et nyonnais d'origine Simon Pelletier a côtoyé Bill et Hillary Clinton au sein de leur Fondation à New York. L'expérience inoubliable a duré six 6 mois.
03 nov. 2016, 16:43
/ Màj. le 04 nov. 2016 à 11:34
Simon Pelletier a eu l'immense honneur de participer à une séance de questions et réponses avec Bill Clinton quand il travaillait au sein de la Fondation de l'ancien président des Etats-Unis à New York.

Les Américains disent «the sky is the limit, seul le ciel peut m'arrêter...». Cela sonne comme un slogan choc en ces dernières secondes de folle campagne. De l’autre côté de l’Atlantique, la somme de coups bas entre républicains et démocrates dépasse presque les montants astronomiques des frais de campagne. Le dicton résume parfaitement le parcours américain de Simon Pelletier. Rien n’arrête l’habitant de Gilly. Le trentenaire, nyonnais d’origine, qui a étudié science politique et communication à l'université de Genève, a su déplacer des montagnes rocheuses pour vivre une expérience au plus proche de la passion qu'il voue pour la politique américaine.

«En 2013, je travaillais à Singapour au sein de Swissnex, un organisme de promotion de l'innovation Suisse à l'étranger. Alors que la question de mon retour en Suisse se posait, j’ai vu que la Fondation Clinton, que Hillary venait juste de rejoindre, recherchait un stagiaire. On était à un jour du délai de candidature. J’ai postulé, sans grand espoir, et j’ai été pris! Une centaine d'élus pour plus de 1500 candidatures, je n'y croyais pas! » Aussi simple que ça? Non, en fait Simon avait déjà frayé avec les membres des Democrats Abroad installés en Suisse pour toucher d’un peu plus près l’histoire politique d’une fédération mythique, pour mordre à pleines dents dans son rêve américain, même depuis le lac Léman.

Rencontre avec Obama 

"L'un des démocrates installés en Suisse, grand donateur du parti, a été invité à une réception à Chicago le soir de la réélection de Barack Obama en 2012. Ne pouvant s'y rendre, il m'a proposé d'y aller à sa place, alors qu’il fallait débourser de larges sommes (plusieurs dizaines de milliers de dollars pour ce démocrate genevois) pour pouvoir être là. J'ai pu serrer la main du président. Je lui ai même parlé de l'Asie du Sud Est, de Singapour, de l’Indonésie, un pays où il a vécu. Un moment incroyable."

Évidemment, le voyage dans l’Illinois lui a donné des ailes. «La Fondation Clinton est un formidable accélérateur philanthropique, qui a la capacité de mobiliser tous les acteurs indispensables pour résoudre des problématiques concrètes: gouvernements, la société civile, mais aussi le secteur privé étaient donc conviés à la table. On reproche souvent à Hillary sa proximité avec les grands intérêts privés, alors qu'ils peuvent être des formidables alliés sur les questions de développement. Par le biais de la Clinton Global Initiative, des groupes comme Procter & Gamble s’engagent à fournir des millions de capsules de purification d'eau pour l’Afrique, pour ne citer qu'un seul exemple. Ce seul projet, ce sont 10 milliards de litres d'eau potable accessibles à des millions d'enfants! C'est le pouvoir de mobilisation des Clinton, cela ne les rend pas redevables.»

Il savent capter l'attention

Simon croisait régulièrement l'élégante ex-First Lady dans les locaux de la Fondation, et il est conscient du caractère exceptionnel de la chose.  «Je n’ai pas eu la chance d’échanger énormément avec elle, mais Bill a en revanche offert aux 80 stagiaires de la Fondation trois heures de son temps pour répondre à toutes nos questions et parler de son expérience. Ce sont des personnalités très charismatiques, simples et abordables. Elles savent capter l'attention de tous lorsqu'elles entrent dans une pièce, c'est assez impressionnant!"

Aujourd’hui, Simon travaille pour un « Think Tank » (un groupe de réflexion) à Genève dont la mission est de promouvoir le développement durable par le biais du commerce et des politiques commerciales. Pourquoi n'a-t-il pas continué au sein de la Fondation? "C’est par amour que je suis revenu vivre en Suisse, chez moi sur La Côte. Mais l'idée de retourner vivre à New-York reste très présente… Moi qui voyais depuis les bureaux de la Fondation Clinton sur Manhattan la tour UBS et son enseigne lumineuse, la Suisse n'est jamais très loin!"   

par David Glaser