Présidentielle américaine: accusé d'attouchements sexuels, Donald Trump dément

Les propos récemment tenus par Donald Trump ont encouragé deux femmes à accuser le candidat républicain à la présidentielle américaine d'attouchements sexuels. Des faits qui se seraient produits il y a plusieurs décennies et qui sont réfutés par l'équipe de campagne du New-Yorkais.
13 oct. 2016, 07:11
/ Màj. le 03 nov. 2016 à 09:17
Le New-Yorkais s'était efforcé dimanche soir d'éteindre la vive polémique suscitée par un enregistrement.

Deux femmes ont accusé Donald Trump d'attouchements sexuels dans des témoignages publiés par le New York Times mercredi. La campagne du milliardaire a immédiatement réfuté les faits et dénoncé de la pure diffamation.

Ces témoignages sur deux incidents distincts surviennent dans un contexte extrêmement difficile pour le candidat républicain, qui perd du terrain face à sa rivale Hillary Clinton. C'est un nouveau coup dur pour Donald Trump, quelques jours après la publication d'une vidéo de 2005 dans laquelle le milliardaire républicain profère des propos obscènes à l'égard de femmes, se vantant de les toucher et les embrasser sans leur permission.

Ce dernier s'est efforcé dimanche soir lors du deuxième débat présidentiel d'éteindre la vive polémique suscitée par l'enregistrement. Il avait notamment affirmé n'avoir jamais mis en pratique ces propos, les qualifiant de "conversation de vestiaire".

Témoignages

Mais ces dénégations ont poussé Jessica Leeds et Rachel Crooks à confier au quotidien new-yorkais leurs témoignages sur des attouchements sexuels dont elles n'avaient jamais fait part publiquement auparavant.

Dans un témoignage vidéo, la première, âgée aujourd'hui de 74 ans, se souvient d'avoir été assise il y a plus de trente ans à côté du promoteur immobilier dans un avion en première classe. Après une brève discussion, Donald Trump lui aurait touché la poitrine et tenté de mettre la main sous sa jupe. "Il était comme une pieuvre", déclare-t-elle, "ses mains étaient partout".

Elle a expliqué avoir ensuite changé de siège dans l'avion et choisi de ne rien dire jusqu'au débat présidentiel de dimanche, où les propos de M. Trump se dédouanant de tout comportement agressif envers des femmes, l'ont révulsée.

Rachel Crooks avait elle 22 ans le jour de l'agression qu'elle reproche à M. Trump, lors d'une rencontre survenue à la sortie d'un ascenseur. Après avoir simplement fait connaissance et échangé une poignée de main, "il m'a embrassée directement sur la bouche", a-t-elle affirmé. "J'étais complètement bouleversée qu'il me pense insignifiante au point de pouvoir faire ça", s'est-elle souvenue.

"De la fiction"

"Cet article tout entier est de la fiction, et le fait que le New York Times lance ces accusations complètement fausses (...) à propos de la personnalité de M. Trump sur un tel sujet est dangereux", a réagi dans un communiqué un responsable de la campagne Trump, Jason Miller.

Il a réitéré des propos souvent tenus par le candidat lui-même, selon lesquels Donald Trump "a une solide expérience en matière d'émancipation des femmes dans ses entreprises".

Le fait que ces témoignages "ne soient rendus publics que des décennies plus tard dans le dernier mois de la campagne présidentielle devrait être suffisant" à les décrédibiliser, explique encore le porte-parole du candidat.