Présidentielle américaine: Jessica Drake, une actrice porno, accuse Trump de lui avoir proposé une relation tarifée

Les coups bas continuent de pleuvoir dans la dernière ligne droite de la campagne pour la présidentielle américaine. C'est désormais au tour de Jessica Drake, une actrice porno américaine, d'accuser Donald Trump de lui avoir proposé une relation tarifée à 10'000 dollars. L'affaire remonte à 2006.
23 oct. 2016, 08:32
/ Màj. le 03 nov. 2016 à 09:15
Jessica Drake assure avoir refusé la proposition de Donald Trump. Pour prouver ses dires, elle a diffusé une photo d'elle en compagnie du milliardaire.

Une actrice porno américaine a accusé samedi le candidat républicain à la présidentielle américaine Donald Trump de lui avoir proposé une relation sexuelle tarifée. Selon elle, le milliardaire lui aurait offert 10'000 dollars pour le rejoindre dans sa chambre d'hôtel.

Jessica Drake a expliqué qu'elle avait rencontré Donald Trump lors d'un tournoi de golf à Lake Tahoe, en Californie en 2006. Il l'a ensuite invitée à le rejoindre dans sa chambre d'hôtel, ce qu'elle a fait en compagnie de deux autres femmes.

Vêtu d'un pyjama, M. Trump les aurait étreintes "fermement" et les aurait embrassées "sans demander la permission", a raconté Mme Drake. L'actrice a regagné sa chambre, mais M. Trump l'a appelée pour qu'elle retourne le rejoindre. "Qu'est-ce que tu veux? Combien?", lui aurait-il demandé.

 

"Toutes des menteuses"

Mme Drake, qui a refusé l'invitation, a rapporté avoir reçu un autre appel, de M. Trump ou d'un autre homme, lui offrant 10'000 dollars et la possibilité d'utiliser le jet privé du magnat de l'immobilier pour rentrer à Los Angeles.

L'équipe de campagne du candidat républicain a rejeté ces accusations. "Ce n'est qu'une nouvelle tentative du camp (de la candidate démocrate Hillary) Clinton de diffamer un candidat qui aujourd'hui arrive en tête dans trois sondages différents", a-t-elle affirmé.

M. Trump a vu sa campagne descendre en flèche ces dernières semaines, depuis des accusations selon lesquelles il se serait conduit de manière inappropriée - agressions sexuelles ou harcèlement - envers au moins une dizaine de femmes, ce qu'il a nié. "Toutes ces menteuses seront poursuivies en justice après l'élection", a-t-il répété samedi.