Fédérales: Tim Guldimann, Suisse de l'étranger, verra ses frais d'avion remboursés

Elu dimanche au Conseil national, Tim Guldimann (PS), résidant à Berlin, pourra se faire rembourser ses billets d'avion en classe éco lorsqu'il se rendra aux sessions à Berne.
19 oct. 2015, 16:25
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Tim Guldimann est le conseiller national qui devra effectuer le trajet le plus long pour se rendre aux sessions.

Premier Suisse de l'étranger à être élu sous la Coupole, Tim Guldimann est le conseiller national qui devra effectuer le trajet le plus long pour se rendre aux sessions. Résident de Berlin, il pourra toutefois se faire rembourser ses billets d'avion en classe éco.

Pour le fraîchement élu socialiste Tim Guldimann, un déménagement en Suisse est hors de question. "Je suis un Suisse de l'étranger et les Suisses de l'étranger habitent à l'étranger", a ironisé le Berlinois de coeur. Sa femme, une journaliste au Spiegel, et ses deux filles en âge scolaire, se trouvent aussi dans la capitale allemande.

L'ancien ambassadeur pourra profiter de défraiements. Alors que les parlementaires résidents en Suisse ont droit à un abonnement général des CFF en 1ère classe, l'ancien ambassadeur pourra faire rembourser ses frais de déplacement en avion.

Un aller-retour lui sera remboursé par semaine de session, selon la directive sur les frais des parlementaires datée du 13 mai 2011. Le nombre de vols est illimité pour les séances. Le conseiller national a également droit à un dédommagement de 400 francs par voyage.

180 francs par nuit

Les jours de session ou de séance, il recevra le même défraiement que les autres parlementaires. Celui-ci s'élève à 115 francs par jour pour les repas et 180 pour les nuitées, selon l'Ordonnance sur les moyens alloués aux parlementaires (OMAP).

Si le nouveau conseiller national décide de rester à Berne les week-ends de session, il pourra demander un défraiement supplémentaire pour l'hébergement et un repas.

Deux Suisses de l'étranger ont déjà siégé à Berne entre 1999 et 2003: Ruedi Baumann (Verts/BE) et sa femme Stephanie Baumann (PS/BE). Ils n'avaient cependant pas été élus en tant que Suisses de l'étranger mais avaient déménagé en France en cours de législature. Dans un tel cas, les parlementaires n'ont pas droit aux défraiements accordés aux Suisses de l'étranger.