Conseil des Etats: Géraldine Savary et Olivier Français élus, Luc Recordon battu

Géraldine Savary et Olivier Français sont élus au Conseil des Etats dans le canton de Vaud. Le Vert Luc Recordon se retire du Parlement fédéral.
08 nov. 2015, 13:48
/ Màj. le 08 nov. 2015 à 17:00
Olivier Français fait son entrée à Berne. Géraldine Savary a quant à elle été réélue.

Le PLR Olivier Français a sonné le glas dimanche du ticket rose-vert vaudois au Conseil des Etats. Il a créé la surprise en battant l'écologiste sortant Luc Recordon, qui quitte la scène fédérale. La socialiste Géraldine Savary est réélue en tête, selon les résultats quasi définitifs.

Les résultats définitifs tardent à tomber, en raison d'un recomptage à Prilly. Mais après 98% du dépouillement, l'élection d'Olivier Français, 60 ans, au détriment de Luc Recordon est une certitude.

Cette issue constitue une surprise et un exploit. Choisi par son parti après le renoncement des deux conseillers d'Etat Pascal Broulis et Jacqueline de Quattro, le municipal lausannois, un des pères du métro M2 et du futur M3, a réussi à déboulonner Luc Recordon de son fauteuil.

Le report des voix UDC en faveur d'Olivier Français a bien fonctionné, alors que la partie n'était pas gagnée d'avance. En congrès, l'UDC lui avait refusé son soutien, laissant la liberté de vote à ses membres. Mais certains ténors du parti comme le conseiller national Guy Parmelin ou le coordinateur romand Claude-Alain Voiblet lui avaient apporté leur appui.

Luc Recodron cède sa place à Adèle Thorens

L'écologiste Luc Recordon, qui n'est pas réélu dimanche au Conseil des Etats, ne siégera pas au National. Il a annoncé qu'il allait laisser son siège à la co-présidente des Verts suisses Adèle Thorens, première des viennent-ensuite.

"Avec la défaite de ce jour, on se retrouve avec deux éléphants qui barrent la route à une jeune femme pleine de dynamisme et avec de nombreux relais au National", a déclaré Luc Recordon en référence à son élection et celle du syndic de Lausanne Daniel Brélaz au détriment d'Adèle Thorens. Cela allait briser l'équilibre homme-femme et générationnel qui m'est cher, j'ai donc décidé avec beaucoup de regrets de renoncer à mon siège."