Xabi Alonso envoie l'Espagne en demies

L'Espagne, en l'emportant 2-0 face à la France, a fêté un nouveau succès à la Donbass Arena de Donetsk et est en demi-finales de l'Euro 2012.
06 août 2015, 10:04
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Qualifiés pour les demies, les Espagnols Torres, Pedro, Cazorla et Xabi Alonso (de gauche à droite) peuvent jubiler. Mais la ''Roja'' devra se montrer plus active pour ne pas connaître une terrible désillusion face au Portugal au tour suivant.

Tenants du titre, les champions du monde restent en lice pour un  troisième succès consécutif dans un tournoi majeur. Mais, s'ils continuent de gagner, ils sont loin de laisser une impression extraordinaire. Les hommes de Del Bosque semblent un peu émoussés, tant physiquement que psychiquement. Ils peinent à changer de  rythme et se contentent souvent de jouer en marchant, ou presque. Prudence donc !

Laurent Blanc avait choisi de cadenasser le jeu des Bleus, disposés en 4-1-4-1, avec l'objectif de perturber la manoeuvre collective espagnole en n'offrant qu'un minimum d'espaces. Il renforçait notamment le flanc droit avec Réveillère comme latéral et Debuchy juste devant. Tout ceci pour resteindre la liberté d'action d'Iniesta, ciblé comme le joueur de la Roja le plus dangereux. 
Comme contre l'Italie lors de son premier match, l'Espagne débutait sans véritable attaquant de pointe. Torres sur le banc, c'est Fabregas qui évoluait en faux avant-centre, entouré par Silva et Iniesta dans un alignement proche d'un 4-6-0... Ces éléments laissaient supposer une rencontre très tactique, fermée et pas forcément spectaculaire. Les faits allaient le confirmer.

Jordi Alba, servi par le Barcelonais Andrés Iniesta sur la gauche, a déposé un centre en or sur la tête de Xabi Alonso, lequel a pu tromper le portier français Hugo Lloris d'une tête smashée à la 19ème min. Comme attendu, les Espagnols ont eu le monopole du ballon durant la majeure partie de cette première mi-temps. Mais, privée de véritable attaquant par choix tactique de son entraîneur Vicente del Bosque et coupable de pertes de balles inhabituelles pour son standing, la ''Roja'' n'est pas à l'abri d'un retour des Bleus.

Loin d'être ridicules bien que très peu dangereux devant le but de Casillas, les hommes de Laurent Blanc ont même parfois bousculé les champions du monde dès le début de la seconde période. Alors que del Bosque a réagi en lançant notamment Pedro et Torres dans la bagarre, afin de donner plus de profondeur et de vitesse au jeu espagnol, le sélectionneur français Laurent Blanc a joué son va-tout en faisant entrer ses atouts offensifs Ménez, Nasri et Giroud.

Finalement, un joli dribble de l'attaquant du Barça Pedro a forcé Réveillère à commettre la faute dans ses 16m. Après un pénalty imparablement transformé par Xabi Alonso, pour un doublé, les Français n'avaient plus la force physique ni morale pour réagir face à des Espagnols faisant tourner le ballon comme ils savent si bien le faire.

Finalement qualifiée, sans toujours briller mais sans donner l'impression de devoir forcer non plus, l'Espagne aura éliminé une France bien organisée défensivement mais décevante en attaque et dans la volonté de remonter un score déficitaire. En demies, les hommes de Vicente del Bosque affronteront le Portugal.