Euro 2021: «Nous sommes plus forts qu’en 2018», affirme Yann Sommer

A J-2 d’entamer l’Euro contre le Pays de Galles, Yann Sommer se montre confiant. Le gardien de la Nati estime que l’équipe est encore plus forte qu’au Mondial il y a deux ans.
10 juin 2021, 12:37
/ Màj. le 10 juin 2021 à 12:38
Yann Sommer croit au potentiel de l'équipe de Suisse.

Titulaire dans la cage de l’équipe de Suisse depuis septembre 2014, soit depuis l’intronisation de Vladimir Petkovic, Yann Sommer aborde l’Euro 2021 avec une intime conviction: le succès sera au rendez-vous pour l’équipe de Suisse, promet-il.

A 32 ans, il affirme, par ailleurs, que son temps n’est pas encore compté. Dans cette interview, le natif de Morges affirme que son temps en équipe de Suisse «n’est pas encore compté». Sans doute un message indirect à Gregor Kobel qui à 23 ans est déjà dans les «starting blocks».

Yann Sommer, vous abordez ce samedi votre troisième phase finale dans la peau du gardien titulaire. Quels sont, parmi vos arrêts, ceux qui vous ont marqué à l’Euro 2016 et à la Coupe du monde 2018?

«Je me souviens de mes deux parades en fin de match face à l’Albanie en 2016 à Lens. Elles ont vraiment compté. Mais mon plus beau souvenir ne concerne pas une phase finale. Les deux penalties détournés de Sergio Ramos l’automne dernier à Bâle me resteront toujours en mémoire.»

A propos de l’Albanie, le premier tour de cet Euro 2020 ne vous réserve pas un duel fratricide ou hostile politiquement. Le contexte ne sera-t-il pas moins pesant?

«Il n’a pas été simple pour certains joueurs de rencontrer l’Albanie il y a cinq ans. Je pense à Granit Xhaka qui a dû jouer contre son frère. En Russie, les polémiques suscitées par le match contre la Serbie avaient laissé bien des traces. Au final, on perd en huitième contre un adversaire que nous aurions très bien pu battre…»

Pensez-vous que ces deux expériences contre l’Albanie et la Serbie vont vous aider lors de cet Euro?

«L’équipe de Suisse a surtout bien grandi depuis trois ans. Des personnalités se sont affirmées. Je reviens à Granit: il s’est affirmé comme le patron de l’équipe. A ses côtés, ses coéquipiers ont eux aussi acquis cette mentalité qui nous fait croire que l’on peut vraiment gagner tous nos matches. Je mesure ainsi les progrès accomplis par Remo Freuler. Il a pris du coffre à l’Atlanta pour livrer aujourd’hui des performances de choix en sélection. C’est pourquoi j’ose affirmer que nous sommes plus forts qu’en 2018.»

Tous les feux sont donc au vert. L’équipe est-elle aujourd’hui parée pour une qualification pour les quarts de finale?

«Je ne suis pas un grand fan des pronostics et des projections. Je suis toutefois convaincu que nous livrerons un grand tournoi. J’ai confiance en l’équipe de Suisse. On nourrit toujours les plus grands objectifs à l’heure d’aborder une phase finale. Mais il faut les relever pas après pas.»

Cet Euro est-il votre dernière chance de signer un exploit avec l’équipe de Suisse?

«Mon temps en sélection n’est pas encore compté. Je me sens encore pleinement dans le coup et tant que cette sensation m’habitera, je continuerai.»

Ce tournoi marque le retour du public au stade. Mais pour les joueurs, la vie sous la bulle continue. Comment vous en accommodez-vous?

«Cette situation en raison de la pandémie est vraiment très spéciale. Nous avons moins de possibilités de nous divertir après les matches et les entraînements. Je joue parfois de la guitare dans ma chambre. Je chante aussi avec Loris Benito. J’ai aussi pris beaucoup de lecture. Nous cultivons surtout une excellente ambiance au sein de l’équipe. Après les repas, on reste souvent tranquillement à table pour refaire le monde. Ce lien qui nous unit est essentiel. Je sais que tout le monde tirera sur la même corde dès ce samedi sur le terrain.»