Stratégie énergétique 2050: Philippe Roch, ex-directeur de l'Office fédéral de l'environnement, s'attend à "beaucoup de désillusions"

Philippe Roch, ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement, se montre pessimiste quant à la Stratégie énergétique 2050. Si les intentions sont louables, le projet ne serait pas si bien ficelé. Il prédit une facture plus lourde que prévue et des résultats moins bons qu'escomptés.
21 mai 2017, 15:47
/ Màj. le 21 mai 2017 à 18:20
Philippe Roch n'avait pas milité en faveur de la loi sur l'énergie.

La stratégie énergétique acceptée dimanche par les Suisses sera non seulement moins efficace qu'escompté, mais elle sera aussi plus chère et bureaucratique, selon Philippe Roch. L'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement s'attend à "beaucoup de désillusions".

"Je suis heureux que la majorité de la population souhaite une transition énergétique, que je souhaite moi aussi", a indiqué à ats-vidéo Philippe Roch. Reste que selon lui, aussi bien la baisse de consommation par personne que la hausse du recours au renouvelable seront moins impressionnants que promis.

En ce qui concerne les subventions, Philippe Roch estime qu'elles "faussent toujours la réalité". Dans le cas du bâtiment notamment, "il s'agit de beaucoup d'argent pour peu d'efficacité".

Membre du comité Paysage libre Suisse, Philippe Roch avait indiqué durant la campagne qu'il se refusait à soutenir un projet qui affaiblit la préservation de la nature. Il s'était notamment insurgé contre une loi mettant "sur un même niveau l'intérêt de la construction d'installations de production d'énergies renouvelables et l'intérêt de la protection de la nature".