Votation du 27 novembre: le oui à "Sortir du nucléaire" se renforce en Suisse

Les partisans à l'initiative "Sortir du nucléaire" sont toujours plus nombreux. Selon le dernier sondage Tamedia, 57% du peuple suisse déposerait un oui dans les urnes. Verdict le 27 novembre.
16 nov. 2016, 06:37
/ Màj. le 16 nov. 2016 à 08:31
La centrale nucléaire de Gössgen, dans le canton de Soleure.

Le soutien à l'initiative des Verts, intitulée "Sortir du nucléaire", continue à se renforcer, selon le troisième sondage Tamedia publié mercredi. A onze jours du scrutin, 57% des Suisses glisseraient un "oui" dans les urnes, contre 56% il y a deux semaines. Ils étaient 55% à être favorables au texte le 20 octobre. Dans la troisième enquête effectuée du 10 et 11 novembre auprès de 15'400 personnes, le "non" perd un point et recule à 42%. Un pour cent des sondés est encore indécis.

La Suisse romande affiche le plus grand enthousiasme pour l'initiative, avec 63 d'avis favorables. Le Tessin et la Suisse alémanique approuvent également la sortie accélérée du nucléaire à 54%. 

Sans surprise, les plus fervents partisans du texte se retrouvent avant tout à gauche de l'échiquier politique. Les Verts disent "oui" à 95%, les socialistes à 87% et les Vert'libéraux à 85%. A l'opposé, seuls 29% des UDC et 34% des libéraux-radicaux le soutiennent.

La plus vieille centrale du monde

La marge d'erreur du sondage est de +/- 1,2%. Les réponses ont été pondérées selon des variables démographiques, géographiques et politiques. 

 

 

Pour rappel, la Suisse héberge la plus vieille centrale nucléaire au monde: Beznau I. Elle atteint sa 47e année d'exploitation. Mühleberg et Beznau II font aussi partie des plus vieilles centrales existantes. 

Si le peuple dit "oui", Beznau I devrait cesser de fonctionner l'année prochaine. Idem pour les centrales de Beznau 2 et de Mühleberg, construites en 1972. Plus récents, les sites de Gösgen et Leibstadt devraient être arrêtés respectivement en 2024 et 2029. Les BKW, l'exploitant de Mühleberg, ont déjà décidé de fermer la centrale en 2019 pour raisons économiques.