Sortir du nucléaire: le socialiste Roger Nordmann voit un signal positif dans ce 46% de oui

"Stratégie énergétique 2050", l'expression est sur toutes les lèvres après le non à l'initiative des Verts pour la sortie du nucléaire. A gauche, le socialiste vaudois Roger Nordmann voit dans le 45% de oui qui se dessine un soutien au principe de l'abandon de l'atome. Seul le délai rapide demandé par les Verts a rebuté le peuple suisse.
27 nov. 2016, 14:35
/ Màj. le 27 nov. 2016 à 15:34
Roger Nordmann n'est pas abattu par ce résultat. Les 45% de oui sont un soutien fort à la stratégie énergétique 2050 combattue par l'UDC.

Malgré la défaite qui se profile pour l'initiative des Verts, le résultat est encourageant. Notamment pour la lutte qui s'annonce pour sauver la Stratégie énergétique 2050, estime la gauche. Le peuple suisse a refusé d'aller trop vite, mais il ne soutient plus l'atome.

Pour l'instant, c'est un très bon score, pour une sortie ultra rapide du nucléaire, indique le conseiller national Roger Nordmann (PS/VD). L'institut gfs.bern affichait une tendance à 55% pour le "non" au niveau national dimanche en début d'après-midi.

 

Il y a un refus d'aller trop vite, reconnaît le socialiste. Mais la discussion porte désormais sur les délais, pas sur le principe.

C'est encourageant pour la prochaine lutte qui s'annonce: le référendum de l'UDC contre la Stratégie énergétique 2050. Selon M. Nordmann, avec un "oui" à 45%, elle a de très bonnes chances de passer devant le peuple.

 

Toujours d'actualité

Même son de cloche chez les Verts. La campagne a fait office de premier débat sur la stratégie énergétique 2050, a estimé Adèle Thorens (Verts/VD) sur les ondes de la radio RTS.

Car le sujet nucléaire reste d'actualité, estime la présidente du parti écologiste, Regula Rytz, citée dans un communiqué du comité en faveur du "oui". Cinq ans après la catastrophe de Fukushima, il est inquiétant qu'il n'y ait pas d'améliorations de la sécurité apportée au plus vieux parc nucléaire de la planète.

 

"L'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire nécessite de fait plus de compétence et une capacité d'intervention appropriée", revendique le comité." Sinon, le principe de laisser fonctionner les centrales tant qu'elles sont sûres deviendra une dangereuse loterie, poursuit le comité.

"Nous lutterons quoi qu'il en soit pour un arrêt immédiat et définitif de Beznau 1 et 2. Ces centrales sont trop dangereuses", a dit encore Roger Nordmann.