Loi Covid-19: pour l’UDC, le texte divise et marginalise la population

L'UDC et sa jeunesse ont donné leurs arguments pour voter non à la nouvelle loi Covid-19. Ils contestent notamment l'exigence du certificat, en estimant que les Suisses qui gagnent peu d'argent et les familles ne peuvent pas se permettre de payer les tests. Le peuple donnera son verdict le 28 novembre prochain.
15 oct. 2021, 13:09
/ Màj. le 15 oct. 2021 à 17:14
Le président de l'UDC Marco Chiesa s'est exprimé vendredi en conférence de presse.

Après les comités référendaires, l’UDC est entré en campagne contre la loi Covid-19. Le texte divise la société, marginalise la jeunesse et viole les droits fondamentaux, ont critiqué vendredi le parti conservateur et sa jeunesse devant la presse à Berne.

A sept semaines de la votation, l’UDC et son parti jeune entrent dans l’arène pour lutter contre la nouvelle mouture de la loi Covid et rejettent en particulier l’exigence du certificat. La nouvelle loi Covid sert de base légale à l’utilisation du certificat depuis le 13 septembre dernier pour accéder aux restaurants, cinémas, théâtres, salles de concerts et installations sportives.



L'UDC craint une société de plus en plus divisée avec cette loi Covid, qui sert de base légale à l'utilisation du certificat dans les restaurants, les cinémas, les théâtres, les salles de concert et les installations sportives depuis le 13 septembre. Les non vaccinés, les "mauvaises" personnes, risquent d'être ghettoïsées.

Pour sa campagne, le parti a choisi des affiches rouge et blanche avec pour slogan : "Diviser la société ? Sans nous!" NON à la Covid-19 extrême". Selon cette formation politique, les familles et les personnes à faibles revenus ne peuvent pas se permettre de payer les tests Covid. Avec un test, les personnes - en plus de celles qui ont été vaccinées ou qui ont déjà contracté la maladie - obtiennent également un certificat, mais temporaire.

Le certificat est transformé en un moyen de pression étatique pour contraindre la population à se faire vacciner.
L’UDC, dans un communiqué

Le deuxième argument que l’UDC et les Jeunes UDC avancent contre le projet de loi est le prétendu «pouvoir total du Conseil fédéral». Le certificat Covid, censé faciliter les voyages, serait «détourné et transformé en un moyen de pression étatique pour contraindre la population à se faire vacciner». Ce faisant, les droits les plus fondamentaux tels que l’intégrité physique et mentale seraient bafoués.

Contre le Conseil fédéral et le Parlement

Outre le certificat Covid, les modifications de la loi portent sur l’extension des aides financières, la révision des dispositions touchant à la recherche des contacts et la promotion des tests Covid.

A lire aussi: Votations fédérales du 28 novembre: vers un oui à la loi Covid et aux soins infirmiers

L’UDC est le seul parti membre du gouvernement à s’opposer à ce projet. Le Conseil fédéral, les cantons et une nette majorité du Parlement soutiennent la révision de la loi. Trois mouvements citoyens ont rassemblé 187’239 signatures contre la loi Covid en juillet.