"La libre circulation non négociable", selon Barroso

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso persiste: "La libre circulation des personnes n'est pas négociable".
07 août 2015, 13:23
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
L'UE ne peut pas accepter que l'un de ses membres soit traité différemment que les autres, a souligné M. Barroso.

Le président de la Commission européenne s'est répété lundi devant les journalistes suisses présents à Bruxelles sur l'impossibilité de négocier sur la libre-circulation des personnes, évoquant les suites du vote sur l'immigration de masse.

"C'est comme si une banque suisse s'installait à Bruxelles et n'était pas autorisée à prendre ses collaborateurs suisses avec elle", a déclaré M. Barroso. Il désirait ainsi expliquer pourquoi l'Union européenne (UE) refuse de séparer les quatre libertés, soit celle des personnes, des prestations de service, des marchandises et des capitaux.

L'UE ne peut pas accepter que l'un de ses membres soit traité différemment que les autres, a ajouté M. Barroso. "Que dirait la Suisse, si l'UE n'appliquait la libre circulation des personnes qu'avec certains cantons?"

Le président de la Commission européenne a nié que l'interruption de certaines négociations par l'UE cette semaine constitue un acte de représailles. Mais il a souligné que conclure de nouveaux accords n'avait pas de sens, tant que l'avenir des contrats déjà signés demeure flou.