Recherche: une application smartphone pour combattre les maladies des plantes

50'000 photographies de maladies des plantes vont être rendues publiques à travers une application gratuite mise au point par l'EPFL et la Penn State University.

25 nov. 2015, 17:05
Afin d'éviter les maladies des plantes, l'EPFL et Penn State University ont mis au point une application pour smartphones (photo d'archives).

L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et la Penn State University de Pennsylvanie (USA) publient 50'000 photographies de maladies des plantes en accès libre. Ces images devraient permettre de réaliser une application pour smartphone qui épaulera les cultivateurs du monde entier.

Le monde a besoin d'un apport stable en nourriture, d'autant que sa population va atteindre les 9 milliards en 2050. Dans ces conditions, une vraie sécurité alimentaire devient cruciale. Le défi est de faire pousser suffisamment de nourriture sans en perdre en raison d'insectes ou de maladies, explique mercredi l'EPFL dans un communiqué.

Malheureusement, les maladies des plantes constituent encore une cause importante de famine. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, les maladies des cultures réduisent chaque année leur potentiel de rendement d'environ 40%.

Diagnostic instantané

Deux chercheurs, l'un de Lausanne et l'autre de Pennsylvanie, ont eu l'idée de publier en libre accès une base de données avec 50'000 images de plantes infectées. Ces clichés devraient permettre à des experts en apprentissage machine de mettre au point des algorithmes capables d'identifier immédiatement les maladies des cultures.

Ces algorithmes bien précis seront ensuite intégrés à une application pour smartphone. Ainsi, les fermiers pourront prendre leurs plantations en photo et obtenir un diagnostic instantané ainsi que des conseils pour le traitement. L'objectif est de confier le gros du diagnostic au smartphone, afin que les experts humains puissent se focaliser sur les cas difficiles et inhabituels, espèrent les deux chercheurs.