WEF 2013: le Conseil fédéral reçoit plus de 2000 courriels de protestation.

Plus de 2000 courriels de protestation ont été envoyés en une demi-journée aux conseillers fédéraux Schneider-Ammann et Burkhalter dans le cadre d'une action de la coalition "Droit sans frontières". Celle-ci veut des règles contraignantes pour les multinationales basées en Suisse.

23 janv. 2013, 14:40
Participants gather to attend the welcoming address of German Klaus Schwab, Founder and Executive Chairman of the World Economic Forum, WEF, on the eve of the opening of the 43rd Annual Meeting of the World Economic Forum, WEF, in Davos, Switzerland, Tuesday, January 22, 2013. The theme of the meeting, which will take place from 23 to 27 January, is "Resilient Dynamism". (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

La campagne a été lancée mercredi par une action symbolique au centre de Davos (GR), non loin de l'hôtel où séjournent les conseillers fédéraux pendant le Forum économique mondial (WEF). Les passants étaient invités à tirer sur la cravate d'une effigie de M. Schneider-Ammann pour le faire agir.

"C'est un succès", s'est réjouie Rahel Ruch de la coalition, interrogée mercredi à la mi-journée. Par ailleurs, "il a été beaucoup plus facile d'obtenir une autorisation et de monter le stand cette année", a-t-elle ajouté.

La coalition, qui rassemble plus de 50 organisations - de développement, droits humains, des syndicats et associations environnementales -, exige que le Conseil fédéral s'engage pour des règles contraignantes obligeant les multinationales à respecter les droits de l'homme et les standards environnementaux partout dans le monde.

Pétition restée lettre morte

Les militants dénoncent le fait que le ministre de l'économie rencontre à l'occasion du WEF des "capitaines d'industrie du monde entier pour discuter de croissance et de concurrence" alors que des êtres humains souffrent ailleurs des activités des multinationales. La coalition avait remis en juin dernier une pétition demandant à Berne d'agir. Le texte avait été signé pas plus de 135'000 personnes. Et, constate le groupe dans le courriel adressé aux conseillers fédéraux, "rien ne s'est passé depuis lors".