Revue de presse: vols Swiss supprimés, droits des locataires, chauffeurs routiers… les titres de ce dimanche

Combien de vols la compagnie aérienne Swiss a-t-elle supprimés entre mi-janvier et fin mars? Pourquoi les locataires utilisent-ils rarement les instruments légaux auxquels ils ont droit? Pourquoi les chauffeurs de poids lourds prévoient-ils de lancer une initiative populaire? Les réponses dans les journaux de ce dimanche.
26 déc. 2021, 08:02
/ Màj. le 26 déc. 2021 à 08:02
La presse dominicale revient sur les principaux faits d'actualité de ces derniers jours.

Le coronavirus et en particulier les conséquences du variant Omicron sont une nouvelle fois bien présents dans la presse dominicale. Il y est également question de locataires réticents à faire valoir leurs droits et d’une initiative populaire des chauffeurs routiers. Voici les principales informations, non confirmées à Keystone-ATS:


Swiss: 2900 vols supprimés entre mi-janvier et mars

SONNTAGSBLICK: La compagnie aérienne Swiss supprime 2900 vols de son horaire d’hiver, en raison des restrictions dues au variant Omicron et une demande réduite, rapporte le SonntagsBlick. Les annulations concernent surtout la période de mi-janvier à fin mars. Les passagers seront informés et des alternatives proposées. Quelque 1200 vols ont déjà été annulés ces dernières semaines. 

Avec les 1700 encore à venir, les annulations représenteront environ 8% de l’ensemble des vols normalement prévus, selon un porte-parole interrogé par le journal. Cette «suppression conservatrice» correspond en tout à près de 9% des 33’000 vols que la maison mère, le groupe Lufthansa, doit rayer de son horaire d’hiver.


La Task Force propose de nouvelles mesures

NZZ AM SONNTAG: Des membres de la Task Force scientifique de la Confédération proposent de prendre des mesures supplémentaires mais limitées pour freiner la propagation du variant Omicron. La Task Force part du principe qu’Omicron va devenir le variant le plus fréquent ces prochains jours, indique sa présidente Tanja Stadler dans la NZZ am Sonntag. 

Il serait alors nécessaire de réduire davantage les contacts, d’augmenter la vitesse de vaccination et de procéder à un dépistage plus large que maintenant.
Tanja Stadler, présidente de la Task Force

«Si l’objectif est de ralentir la propagation d’Omicron par des mesures, il serait alors nécessaire, d’un point de vue épidémiologique, de réduire davantage les contacts, d’augmenter la vitesse de vaccination et de procéder à un dépistage plus large que maintenant», ajoute-t-elle. Afin d’éviter un confinement partiel, la taskforce propose par exemple de fermer les boîtes de nuit ou d’annuler les fêtes du Nouvel An. 

Il est prévu que le Conseil fédéral se réunisse à nouveau que le 12 janvier. Le gouvernement est toutefois prêt à convoquer une séance physique et à prendre des décisions à tout moment, indique son porte-parole André Simonazzi.


Omicron peut causer des pannes

SONNTAGSBLICK: L’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) met en garde contre des pannes dans les infrastructures critiques du pays. Le risque est particulièrement élevé en cas d’absence de personnel dans l’approvisionnement en énergie et en denrées alimentaires ainsi que dans le secteur de la santé, relève dans le SonntagsBlick la porte-parole de l’OFPP Sandra Walker. 

Au vu des nombreuses contaminations engendrées par le variant Omicron, il faut s’attendre à ce que davantage de personnels soient absents pour cause de maladie ou de quarantaine et que l’exploitation ne puisse pas être maintenue au niveau habituel, détaille-t-elle. Plusieurs prestataires d’infrastructures critiques, comme Swisscom, La Poste ou Migros auraient déjà établi des plans prévisionnels.



Un fédéralisme «lourd et compliqué» en cas de crise

SONNTAGSZEITUNG: La Suisse doit analyser les faiblesses du fédéralisme en temps de crise afin d’être mieux armée pour relever les défis futurs, estime le président de la Confédération Guy Parmelin dans une interview avec la SonntagsZeitung. Il s’agit par exemple d’optimiser l’interaction entre les différents niveaux de l’Etat. Il faut maintenant tirer les leçons de la pandémie, souligne M. Parmelin. 

Et d’ajouter que le fédéralisme est certes un pilier de la Suisse, mais il est parfois lourd et compliqué, surtout en cas de crise. La Suisse doit aussi se demander ce qui se passerait si deux crises se produisaient en même temps – par exemple une pandémie et une pénurie d’électricité, complète-t-il. Le risque de coupures de courant et de pénuries d’électricité existe en Suisse.


Des locataires réticents à faire valoir leurs droits

LE MATIN DIMANCHE/SONNTAGSZEITUNG: Par crainte de représailles, de nombreux locataires n’utilisent pas les instruments légaux auxquels ils ont droit, selon une enquête menée par l’Association suisse des locataires (Asloca) dont Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung se font l’écho. Ainsi, seuls 6% des personnes interrogées ont contesté leur loyer. Pourtant, celles qui l’ont fait ont eu gain de cause totalement dans 49% des cas et partiellement dans 28%. 

Lorsque les taux hypothécaires de référence diminuent, les locataires peuvent demander une baisse de loyer. Or, lors de la baisse de mars 2020, 42% des sondés indiquent n’avoir rien exigé. Deux personnes sur cinq craignaient qu’une telle demande ne déclenche un conflit avec le bailleur, avec qui 82% des sondés jugent important d’entretenir de bonnes relations. 

Parmi les revendications des locataires, neuf sur dix souhaiteraient que la baisse du taux hypothécaire soit instantanément reportée et 78% que le loyer précédent soit automatiquement communiqué. Le sondage a été réalisé du 16 août au 11 octobre auprès de 18’000 locataires par l’institut Sotomo, sur mandat de l’Asloca.


Vers une initiative des chauffeurs routiers

SONNTAGSBLICK: Les chauffeurs de poids lourds prévoient de lancer une initiative populaire. L’objectif principal est de «garantir l’approvisionnement » de la population et de l’économie, rapporte le SonntagsBlick. «La pandémie a montré que les chauffeurs ont une importance systémique et sont nécessaires au bon fonctionnement de la Suisse», explique David Piras, secrétaire général de l’Association des Routiers Suisses dans le journal. Pour cela, la Confédération doit veiller à ce qu’il y ait «un nombre suffisant de chauffeurs formés de manière appropriée».

La pandémie a montré que les chauffeurs ont une importance systémique et sont nécessaires au bon fonctionnement de la Suisse.
David Piras, secrétaire général de l’Association des Routiers Suisses

Selon M. Piras, le texte devrait être soumis en janvier à la Chancellerie fédérale. Il demande notamment que les conditions de travail et de rémunération des chauffeurs soient à l’avenir «comparables à celles d’autres professions artisanales». La protection contre la concurrence étrangère à bas prix est également un point important. Les chauffeurs qui effectuent des transports en Suisse devraient habiter dans le pays ou dans les pays limitrophes.


Le franc, monnaie refuge

NZZ AM SONNTAG: Comme le renchérissement augmente plus fortement dans de nombreux pays qu’en Suisse, le franc devient de plus en plus une monnaie refuge. «Le franc offre actuellement la meilleure protection contre l’inflation – meilleure que l’or ou d’autres monnaies fortes comme le yen japonais», explique Michael Cahill de la banque d’investissement Goldmann Sachs dans la «NZZ am Sonntag». Goldman Sachs s’attend à ce que l’appréciation du franc se poursuive. 

Le franc offre actuellement la meilleure protection contre l’inflation – meilleure que l’or ou d’autres monnaies fortes comme le yen japonais.
Michael Cahill, de la banque d’investissement Goldmann Sachs

Mais contrairement aux précédentes phases d’appréciation, la Banque nationale suisse (BNS) n’est guère intervenue pour acheter des devises étrangères. Or, l’enjeu est de taille pour la BNS : ses placements de devises ont entre-temps gonflé à 1000 milliards de francs. Si le franc s’apprécie d’un centime, la BNS subira une perte importante de 10 milliards de francs. Un tel scénario nuirait aux initiatives de l’Union syndicale suisse et de l’UDC, qui souhaitent utiliser une partie de ces réserves pour alimenter l’AVS.


Des toilettes non genrées dans les écoles de Zurich

NZZ AM SONNTAG: Des toilettes non genrées devraient bientôt voir le jour dans les écoles de la ville de Zurich. Les standards d’aménagement pour les bâtiments scolaires sont en cours d’adaptation. Dans ce cadre, la demande d’offrir à l’avenir des toilettes non genrées pour les élèves et le personnel est également examinée, indique le Service des bâtiments dans la NZZ am Sonntag. Le conseil communal devrait se prononcer sur le sujet à la mi-2022. S’il approuve cette demande, la ville de Zurich sera une pionnière en la matière. 

Plusieurs villes interrogées par la «NZZ am Sonntag» n’ont pas de tels projets au niveau de l’école obligatoire, à l’exception de Lucerne. Dans cette ville, le conseil municipal veut transformer les toilettes pour handicapés en toilettes unisexes. En novembre, l’EPFL et l’Université de Lausanne (UNIL) ont annoncé que les deux campus seront dotés de toilettes non genrées dès l’an prochain.

par Keystone - ATS