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45% des chefs d'entreprises veulent licencier plutôt qu'embaucher en Europe

Selon une étude publiée par la société de conseil PwC, 45% des chefs d'entreprises basées en Europe occidentale souhaitent réduire leurs effectis. 40% des patrons prévoient, au contraire, d'embaucher.

03 juin 2013, 13:37
Les perspectives économiques sont certes encourageantes mais pas suffisantes pour les dirigeants d'entreprises.

Un total de 45% des dirigeants d'entreprises d'Europe occidentale souhaitent réduire leurs effectifs. Tandis que, dans l'ensemble du monde, 40% des patrons veulent embaucher, selon une étude publiée lundi par la société de conseil PwC.

Au niveau mondial, 23% des dirigeants d'entreprises prévoient des réductions d'effectifs, alors que 28% entendent maintenir leurs effectifs, relève cette étude réalisée auprès de 1300 patrons du monde entier.

"Les PDG de la zone euro tendent à être les plus pessimistes et relativement peu d'entre eux ont des projets d'embauche dans les années à venir, alors que les trois quarts des PDG d'Inde ou du Moyen-Orient disent qu'ils vont augmenter leur personnel au cours de 2013", souligne l'étude.

C'est en Inde, devant la Chine, que les recrutements seront les plus nombreux et ce sont les secteurs de l'ingénierie/construction et de la distribution qui embaucheront le plus.

Les dirigeants mondiaux s'accordent cependant à trouver la conjoncture difficile: un dirigeant sur cinq dans le monde seulement considère que la situation économique va s'améliorer au cours de l'année et 70% sont engagés dans une démarche de réduction de coûts.

"Malgré la conjoncture économique difficile, le fait que les entreprises continuent d'augmenter leurs effectifs est encourageant", observe Daniel Giffard-Bouvier, associé spécialiste du conseil en relations humaines chez PwC. "Bien qu'ils aient eu tendance à agir sur leurs effectifs pour réduire leurs coûts par le passé, de nombreux chefs d'entreprises trouvent désormais des solutions complémentaires pour y parvenir", relève-t-il.

Déficit de compétences

L'étude révèle aussi que les entreprises subissent un déficit de compétences qui handicapent les embauches. Selon plus de la moitié des dirigeants (57%), la priorité des pouvoirs publics en 2013 devrait être de former un personnel qualifié, mais seuls 15% d'entre eux estiment que, jusqu'à présent, les gouvernements ont été inefficaces sur cette question. Les dirigeants les plus critiques sur ce point sont ceux basés aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en Italie et en Espagne.

Cette étude mondiale annuelle de PwC, "Global CEO Survey", est basée sur 1330 interviews conduites dans 68 pays entre septembre et décembre 2012.

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