Affaire Ghosn: feu vert de la Cour suprême à l’extradition au Japon de complices

Les deux Américains, Michael Taylor et son fils Peter, accusés d’avoir aidé Carlos Ghosn à s’enfuir vers le Liban en décembre 2019, seront extradés vers le Japon. La Cour suprême américaine en a décidé ainsi.

13 févr. 2021, 21:24
La Cour suprême américaine a levé samedi le dernier obstacle à l'extradition vers le Japon de deux Américains accusés d'avoir aidé Carlos Ghosn lors de sa fuite vers le Liban en décembre 2019 (ILLUSTRATION).

La Cour suprême américaine a levé samedi le dernier obstacle à l’extradition vers le Japon de deux Américains accusés d’avoir aidé l’ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, à s’enfuir de Tokyo vers le Liban en décembre 2019.

Le juge de la Cour suprême Stephen Breyer a rejeté, dans un bref arrêt, le recours déposé par Michael Taylor et son fils Peter Taylor visant à faire suspendre la décision d’une juge fédérale américaine ouvrant la voie à leur extradition.

 

 

Cette dernière, Indira Talwani, avait estimé en janvier que les arguments invoqués par Michael et Peter Taylor, selon lesquels ils risquaient notamment d’être soumis à des conditions proches de la torture dans les prisons japonaises, n’étaient pas suffisants pour déroger au traité d’extradition liant Tokyo et Washington.

A lire aussi: Fuite de Carlos Ghosn: le Japon demande l’extradition des complices

Elle avait par ailleurs souligné que les faits qui leur sont reprochés constituaient un délit aussi bien aux Etats-Unis qu’au Japon. Cette décision judiciaire avait été confirmée en appel jeudi dernier.

Les deux hommes ont été arrêtés en mai 2020 après que Tokyo eut émis un mandat d’arrêt à leur encontre.