Algérie: quinze corps brûlés retrouvés à In Amenas

Les corps brûlés de quinze personnes ont été retrouvés sur le site gazier algérien d'In Amenas, où a eu lieu la prise d'otages, sans avoir été identifiés, a-t-on appris samedi auprès d'une source proche de la situation. Le ministre français de la Défense a lui annoncé qu'il n'y avait plus d'otage français.

19 janv. 2013, 14:15
On reste toujours sans nouvelles de plus d'une vingtaine d'otages étrangers.

L'armée algérienne, qui contrôle la partie résidentielle du site, affronte toujours une dizaine de combattants islamistes retranchés dans l'usine. On reste toujours sans nouvelles de plus d'une vingtaine d'otages étrangers.

Il n'y a plus de Français otage en Algérie sur le site gazier attaqué par un commando islamiste, a indiqué samedi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

"Il y a aujourd'hui un Français tué et des Français qui ont été libérés", a ajouté M. Le Drian sur la chaîne de télévision France 3 Bretagne. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait fait état vendredi soir de la mort d'un Français "au cours de l'opération de libération des otages" par les forces algériennes et de trois autres otages français sains et saufs.

Rapide déploiement au Mali

La force d'intervention africaine doit se déployer "le plus vite possible" au Mali, où des militaires français et maliens combattent des groupes islamistes armés, a souligné samedi à Abidjan le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

L'opération française engagée le 11 janvier au Mali "n'a pas vocation à se substituer à l'action de la Misma" (Mission internationale de soutien au Mali), a-t-il déclaré à l'ouverture d'un sommet ouest-africain sur la crise malienne. La force africaine doit se déployer "le plus vite possible, et c'est l'objet de notre réunion", a-t-il ajouté.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a lui appelé samedi à une mobilisation internationale "plus large" dans les opérations militaires au Mali.

Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta, interrogé sur la crise des otages en Algérie, a déclaré samedi que les Etats-Unis "prendraient toutes les mesures nécessaires" pour protéger leurs ressortissants contre la menace des groupes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb.