Alpinisme: des Népalais réussissent la première ascension hivernale du K2, un exploit

Incroyable. Une équipe népalaise a réussi l’exploit de dompter le K2, deuxième plus haut sommet du monde, en hiver. Cette montagne est réputée pour être l’une des plus dangereuse au monde. Les dix Népalais ont été salués comme il se devait par leur pays.
16 janv. 2021, 18:21
Les dix Népalais se sont rassemblés juste sous le sommet du K2 pour gravir ensemble les derniers mètres en chantant l'hymne national et y planter le drapeau de leur pays.

Une équipe népalaise a réussi samedi la première ascension hivernale du K2, le deuxième plus haut sommet de la planète (8611 m) et le seul «8000» qui n’avait encore jamais été gravi en hiver, abattant ainsi l’un des derniers grands mythes de l’alpinisme.

 

 

Les dix Népalais se sont rassemblés juste sous le sommet du K2, situé dans le massif du Karakoram et réputé comme l’une des montagnes les plus dangereuses au monde, pour gravir ensemble les derniers mètres en chantant l’hymne national et y planter le drapeau de leur pays.

Connus depuis des décennies pour leur aptitude à la haute montagne, les Népalais n’avaient encore jamais placé le moindre grimpeur sur une première ascension hivernale d’un sommet de plus de 8000 m, une spécialité longtemps restée la chasse gardée des Polonais.

Audace

Le K2 est soumis en hiver à un vent très violent pouvant atteindre les 200 km/h. Les températures peuvent descendre jusqu’à -60° sur les parties sommitales.

L’hiver est plus rude dans le Karakoram qu’en Himalaya. Ce qui explique que la plupart des sommets népalais de plus de 8000 m ont été vaincus en hiver dès les années 1980, alors que les quatre autres situés au Pakistan – outre le K2 - l’ont été dans les années 2010.

 

 

Les risques encourus sont multiples sur le K2, où plus 80 personnes ont trouvé la mort, contre près de 450 qui en ont réussi l’ascension. L’Espagnol Sergi Mingote a ainsi chuté samedi en redescendant vers le camp de base et s’est blessé à une jambe, selon son équipe.

 

 

Cette année, pas moins de quatre équipes différentes et une soixantaine de grimpeurs étaient présents sur le K2, soit plus au total que toutes les expéditions précédentes rassemblées.