Arabie saoudite: 15 morts dans un attentat contre la police dans une mosquée

Un attentat visant des policiers a fait 15 victimes dans une mosquée en Arabie Saoudite. Des membres des forces spéciales étaient en pleine prière. L'attaque a été revendiquée par l'Etat islamique.
25 août 2015, 16:16
Un attentat visant des policiers a fait 17 victimes dans une mosquée en Arabie Saoudite.

Un attentat a fait quinze morts jeudi dans une mosquée située à l'intérieur du QG des forces spéciales saoudiennes dans le sud du royaume. Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières contre les forces de sécurité depuis des années.

L'Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi l'attentat-suicide contre une mosquée du sud de l'Arabie saoudite. L'attaque a fait quinze morts, dont dix policiers.

Dix policiers figurent parmi les victimes de l'attentat perpétré probablement par un kamikaze à Abha, chef-lieu de la province d'Assir, proche de la frontière avec le Yémen où l'Arabie saoudite dirige une campagne aérienne arabe contre les rebelles chiites.

L'attaque est survenue lors de la prière musulmane de midi. Elle a également fait neuf blessés dont trois ont été grièvement atteints, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Revendiqué par l'Etat islamique

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, cité par l'agence officielle Spa, a laissé entendre qu'il s'agissait d'un attentat-suicide. "Des lambeaux humains ont été retrouvés sur les lieux, ce qui pourrait être dû à la détonation d'une ceinture d'explosifs", a-t-il déclaré.

L'attentat a été commis par un kamikaze, identifié comme étant Abou Sinan al-Najdi, qui a fait détoner sa ceinture d'explosifs dans une mosquée à Abha, a indiqué l'EI dans un communiqué de sa branche "Province d'Al-Hijaz".

Tentative de déstabilisation

Après s'être rendu sur le lieu de l'attaque à Abha et au chevet des blessés, le gouverneur d'Assir, le prince Fayçal ben Khaled ben Abdel Aziz, a dénoncé un attentat destiné à "déstabiliser le pays et à provoquer la peur chez les citoyens", selon Spa.

Cet attentat est l'une des attaques les plus meurtrières ayant visé les forces de sécurité depuis la vague de violences ayant endeuillé le royaume entre 2003 et 2006, attribuée alors ou revendiquée par le réseau extrémiste Al-Qaïda.