Attentats de Paris: 16 personnes arrêtées à Bruxelles, Salah Abdeslam court toujours

La Belgique est toujours en état d'alerte maximale ce lundi matin. Dans la nuit, les forces de l'ordre ont procédé à 19 perquisitions dans plusieurs villes du pays, arrêtant 16 personnes. Mais Salah Abdeslam, l'un des suspects des attentats de Paris, n'a pas été retrouvé. Ce lundi, les écoles et les universités resteront fermées à Bruxelles.

23 nov. 2015, 07:00
La capitale belge était en état de siège dimanche soir.

La police belge a mené dimanche soir 19 perquisitions dans la région de Bruxelles et interpellé 16 personnes, a annoncé lundi le parquet fédéral de Belgique. Ce vaste coup de filet n'a toutefois pas permis d'arrêter Salah Abdeslam, un suspect-clé des attaques du 13 novembre à Paris.

Les 19 raids policiers ont été effectués dans six communes de l'agglomération bruxelloise. Trois autres ont été lancés à Charleroi. "Ni arme ni explosifs n'ont été découverts", a ajouté le parquet. La justice décidera lundi s'il y a lieu de prolonger la détention des personnes appréhendées.

Lors d'une descente de police dans un snack-bar de Molenbeek-Saint-Jean, réputé fief djihadiste, un individu a été blessé par des policiers qui ont tiré lorsqu'il a dirigé sa voiture dans leur direction, selon le parquet. L'homme a été arrêté, mais il est impossible à ce stade de dire s'il y a un lien entre cet incident et l'enquête antiterroriste en cours.

En milieu de nuit, les communes de Molenbeek et Schaerbeek, où se sont notamment déroulées les opérations, avaient retrouvé leur calme, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Alerte maximale maintenue

L'armée et la police restaient toutefois sur le qui-vive devant des lieux stratégiques comme la Grand-Place, la résidence de fonction du premier ministre ou encore son bureau. Ce dernier a en effet annoncé que le niveau d'alerte maximale serait maintenu lundi, avec métros et écoles fermés.

"Ce que nous redoutons, c'est une attaque similaire à celle de Paris, avec plusieurs individus qui lancent des offensives à plusieurs endroits en même temps", a dit le premier ministre Charles Michel, à l'issue d'une réunion du conseil national de sécurité.

Les cibles potentielles sont les lieux très fréquentés comme les centres commerciaux, les rues commerçantes ainsi que les transports publics, a ajouté M. Michel. Il a indiqué que la présence policière et militaire allait être renforcée dans la capitale.