Automobiles: le directeur Carlos Ghosn frappé par deux nouvelles inculpations au Japon

Carlos Ghosn, le PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, est accusé d’abus de confiance et d’avoir déclaré des revenus inférieurs à la réalité dans des rapports boursiers de Nissan.

11 janv. 2019, 10:23
Carlo Ghosn, le bâtisseur de l'alliance Renault-Nissan, a fait l'objet vendredi de deux nouvelles inculpations par la justice japonaise. (Archives)

L’avenir judiciaire de Carlos Ghosn s’est encore assombri vendredi: le bâtisseur de l’alliance Renault-Nissan a fait l’objet de deux nouvelles inculpations par la justice japonaise. Mais ses avocats ont aussitôt déposé une demande de libération sous caution.

Le parquet a décidé de le poursuivre pour abus de confiance et pour avoir minoré ses revenus dans des rapports boursiers de Nissan entre 2015 et 2018, a annoncé le tribunal de Tokyo. Son bras droit Greg Kelly, relâché sous caution le 25 décembre, a aussi été inculpé pour le deuxième motif, tout comme le constructeur d’automobiles nippon, en tant qu’entité morale ayant remis les documents incriminés.

 

 

Ces trois protagonistes avaient déjà été mis en examen, le 10 décembre, pour avoir déclaré des rétributions amoindries sur les cinq années précédentes. Carlos Ghosn a fait mardi sa première comparution devant la justice: amaigri et menotté, il s’est dit «faussement accusé» et a nié les allégations.

Selon le parquet, l’abus de confiance est caractérisé par sa tentative de faire couvrir par Nissan «des pertes sur des investissements personnels» au moment de la crise financière d’octobre 2008. La somme incriminée s’élève à 1,85 milliard de yens (17 millions de francs).