Bagarre massive dans un centre d'accueil de réfugiés à Berlin

Une centaine de policiers ont du intervenir dimanche dans un centre d'accueil de réfugiés à Berlin. Des affrontements particulièrement violents ont impliqué des centaines de requérants.

30 nov. 2015, 07:32
Les incidents se sont déroulés dans l'aéroport désaffecté de Tempelhof. Ce dernier abrite 830 migrants.

Des centaines de réfugiés se sont affrontés dimanche à Berlin dans un centre d'accueil, provoquant l'intervention d'une centaine de policiers. Cette bagarre est survenue au lendemain d'une précédente rixe qui a éclaté dans un foyer du quartier berlinois de Spandau.

Si les incidents sont fréquents dans les centres d'accueil, ceux qui se sont déroulés dimanche dans l'aéroport désaffecté de Tempelhof ont été plus violents qu'à l'accoutumée, selon un porte-parole de la police. Les forces de l'ordre ont procédé à des arrestations dont le nombre exact n'a pas été communiqué.

Michael Elias, qui dirige le centre d'accueil, a expliqué que la structure abrite 830 personnes et que la rixe a été provoquée par 20 à 30 d'entre elles.

La veille, dans le quartier de Spandau, des migrants se sont affrontés avec des extincteurs, selon un porte-parole de la police. Des fenêtres ont été brisées et des canapés jetés. Plusieurs requérants ont été blessés et environ 500 personnes, dont des enfants, ont dû être évacuées du bâtiment.

Méfiance et défiance

Parallèlement, des échauffourées de moindre envergure ont éclaté samedi soir dans deux autres foyers, à Berlin et en Saxe-Anhalt (est), selon la police. Dans le quartier berlinois de Kreuzberg, un jeune de 18 ans a frappé un autre résident de 17 ans à la tête avec une ceinture. Et en Saxe-Anhalt, une bagarre entre des Syriens a fait cinq blessés.

Des heurts entre réfugiés éclatent régulièrement en Allemagne dans les foyers d'accueil. Ceux-ci sont souvent dûs à des conflits ethniques ou aux conditions de vie dans ces centres souvent surpeuplés. Ces bagarres pourraient bien alimenter la méfiance des Allemands vis-à-vis des migrants et la défiance vis-à-vis de la chancelière que certains tiennent pour responsable de la situation.