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Berne: la Jeunesse socialiste veut la suppression des frontières

Ce week-end, la Jeunesse socialiste suisse s'est rassemblée à Berne pour discuter notamment du problème de la migration. Les jeunes socialistes demandent, en plus de la suppression des frontières, des voies de fuites sûres et légales ainsi qu'un droit à la migration et un droit d'établissement planétaire.

12 mars 2017, 18:59
/ Màj. le 12 mars 2017 à 19:01
Simonetta Sommaruga a fait part à l'assemblée des difficultés de trouver, en Europe, des alliés pour une politique d'asile solidaire.

Réunie en assemblée annuelle ce week-end à Berne, la Jeunesse socialiste suisse (JS) a notamment adopté un papier de position sur les migrations. Elle y demande en particulier l'abolition des frontières et l'ouverture de voies de fuite légales. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a exposé les priorités de la Confédération en la matière.

La JS a souhaité prendre une position "anticapitaliste et antinationaliste", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle demande la suppression des frontières, des voies de fuites sûres et légales, un droit à la migration et un droit d'établissement planétaire.

Présente à cette assemblée, Simonetta Sommaruga a estimé que ce papier était une contribution de valeur à la discussion sur ces questions, précise le communiqué. Que la JS arrive en partie à d'autres conclusions que le Conseil fédéral va de soi, a-t-elle ajouté.

La conseillère fédérale a fait part à l'assemblée des difficultés de trouver, en Europe, des alliés pour une politique d'asile solidaire. Un sujet de grande préoccupation pour la ministre de la justice.

Une de ses priorités pour l'année en cours est de veiller à l'intégration des réfugiés admis en Suisse. Ceux-ci doivent trouver un travail, car celui-ci confère une structure, un sens à l'existence, une identité et il favorise les contacts avec la population.

Matières premières

Mme Sommaruga souhaite aussi davantage de discussion sur les causes de la migration. Celles-ci ont plus de liens avec la politique économique que certains veulent bien l'admettre en Suisse. "Diverses entreprises ont leur siège principal chez nous, gagnant des milliards grâce aux matières premières. Or la population de Guinée ou du Congo, elle, ne voit pas grand-chose de cet argent", a rappelé la ministre.

Rappeler ces faits devant la Jeunesse socialiste, "c'est enfoncer des portes ouvertes", a-t-elle reconnu. Si les opinions entre la conseillère fédérale et la jeunesse socialiste peuvent diverger sur certains points, "nous sommes d'accord lorsqu'il s'agit des choses fondamentales", se dit convaincue la magistrate: "Nous ne voulons pas de murs. Ni à la frontière, ni dans les têtes".

La JS a également adopté une résolution sur la réforme des rentes 2020. Elle s'y prononce contre la participation à un référendum tout en restant critique et observe que, quoi que l'on choisisse, les femmes seront perdantes.

Dimanche, les débats se sont portés principalement sur l'initiative dite "99%" que la JS compte lancer "dans les mois qui viennent". Elle vise une imposition plus forte des revenus du capital et devrait rapporter 10 milliards pris dans la poche des "super-riches".

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