Boeing 787 Dreamliner: deux sous-traitants américains sous enquête

Deux sous-traitants de Boeing seront auscultés par les enquêteurs du Bureau américains de la sécurité des transports (NSTB) cette semaine. Des composants de la batterie d'un 787 Dreamliner seront analysés.

22 janv. 2013, 07:08
Des composants des batteries des Boeing 787 Dreamliner seront analysés cette semaine aux Etats-Unis par les experts du NSTB.

Des enquêteurs du Bureau américain de la sécurité des transports (NSTB) iront cette semaine chez deux sous-traitants américains de Boeing. Ils testeront des composants liés à la batterie d'un avion 787 Dreamliner de Japan Airlines (JAL) ayant subi un départ de feu à Boston le 7 janvier.

"Nos enquêteurs seront en Arizona pour faire des tests sur le chargeur et le démarreur de la batterie du Boeing 787 de JAL. Nous serons chez Securaplane à Tucson où son fonctionnement sera testé et où la mémoire sera téléchargée. Ce sont les fabricants", a indiqué une porte-parole du NSTB lundi soir.

"En plus, nous irons chez Pratt & Whitney Power, anciennement Sundstrand, à Phoenix. Ils fabriquent le dispositif de contrôle de la (batterie auxiliaire) APU", a-t-elle ajouté.

Les 787 ont été immobilisés dans le monde entier sur ordre des autorités. La décision a été prise après qu'un autre de ces appareils, opéré par la compagnie japonaise ANA, eut fait un atterrissage d'urgence mercredi à Takamatsu au Japon suite à la détection de fumée et d'une forte odeur provenant d'une batterie lithium-ion située dans le compartiment électrique.

L'enquête menée au Japon s'est concentrée lundi sur un autre sous-traitant de Boeing, la société nippone GS Yuasa qui fabrique ces batteries spécialement pour le 787, dont les lignes de production ont été examinées. Elles sont ensuite assemblées dans un système de conversion électrique par le groupe français Thales.

Plusieurs pistes

Le ministère japonais des Transport a insisté sur le fait que cette visite ne signifiait pas que les autorités considéraient GS Yuasa comme responsable des dysfonctionnements des batteries. La surchauffe de ces dernières peut privenir d'un défaut intrinsèque, d'une surcharge, d'un souci de courant électrique, d'un manque de ventilation ou autre anomalie ou vice de conception.

Le NSTB avait exclu dimanche au moins une de ces possibilités pour l'incident de Boston. Il avait indiqué dans un point sur son enquête qu'au vu des données de l'enregistreur de vol, la batterie de l'appareil de JAL n'avait "pas dépassé le voltage prévu de 32 volts".