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«Ce qu’on a fait et ce qu’on n’a pas fait»

Un huis clos tchékhovien à ciel ouvert qui raconte le monde entier. Lucide mais toujours engagé, Robert Guédiguian est au sommet de son art.

29 nov. 2017, 23:38
/ Màj. le 30 nov. 2017 à 00:01
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Arrière-petit-fils d’Arméniens venus s’installer dans le Midi, le Français Robert Guédiguian élabore depuis 1981 une œuvre merveilleusement atypique. Tour à tour idéaliste («Marius et Jeannette»), lucide («La ville est tranquille») ou mélancolique («Dernier été»), Guédiguian signe avec «La villa» un vingt-deuxième long métrage bouleversant où il appelle encore et toujours à résister. Paroles d’un cinéaste qui veut encore croire à la possibilité d’un avenir.

Robert Guédiguian, racontez-nous la genèse de «La villa»…

A quelques encablures de Marseille, il y a la très belle calanque de Méjean que j’ai toujours eu envie de transformer en studio de cinéma à ciel ouvert. Je me souviens avoir dit à mon scénariste Serge Valletti: «Allez, on va écrire une histoire qui se passe en hiver à Méjean, forcément belle et triste.» Et puis j’avais en tête le thème du passage du temps, ce qui, à l’âge que j’ai, n’a rien d’étonnant. J’ai beaucoup pensé...

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