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Corruption en question après le naufrage du ferry en Corée

Des perquisition sont menées à l'agence sud-coréenne de sécurité maritime, dans le cadre d'une enquête sur la corruption du secteur, après le naufrage du ferry Sewol.

24 avr. 2014, 12:58
Des experts ont émis l'hypothèse que le navire n'était pas suffisamment lesté, pour faire contrepoids à sa cargaison.

La justice sud-coréenne a mené mercredi une perquisition au siège de l'agence chargée de la sécurité maritime. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de l'enquête sur le naufrage du ferry qui a fait plus de 300 morts et disparus la semaine dernière.

"L'objectif était d'enquêter sur les malversations et la corruption dans tout le secteur maritime", a déclaré jeudi devant la presse Song In-taek, procureur adjoint d'Incheon, près de Séoul.

Des experts ont émis l'hypothèse que le navire n'était pas suffisamment lesté, pour faire contrepoids à sa cargaison. Les témoignages des rescapés évoquent un choc, voire l'impression que le navire effectuait un brusque demi-tour, ce qui aurait pu déséquilibrer la cargaison et entraîné le ferry vers le fond.

Mercredi également, des enquêteurs se sont rendus au domicile de Yoo Byung-un, membre de la famille à laquelle appartient la compagnie Chonghaejin Marine Co. Ltd, propriétaire du Sewol. Ce ferry, qui effectuait la liaison entre le port d'Incheon et l'île de Jeju, transportait 476 passagers et membres d'équipages, dont 339 lycéens et professeurs.

Corps retrouvé

Un bilan diffusé jeudi fait état de 171 morts et de 131 personnes portées disparues, probablement mortes. Les plongeurs ont retrouvé le corps d'un lycéen, qui avait été le premier, avant l'équipage, à alerter les secours lors du naufrage, a par ailleurs indiqué l'agence de presse Yonhap.

L'adolescent, identifié sous son seul nom de famille, Choi, avait appelé le numéro d'urgence 119 le 16 avril à 8h52, trois minutes avant l'envoi du premier signal de détresse par l'équipage du Sewol. "Sauvez-nous. Le bateau coule", suppliait le garçon.

Les secours l'avaient soumis à un feu roulant de questions et un responsable des garde-côtes a indiqué plus tard que les secours l'avaient pris pour un membre de l'équipage.

Evacuation tardive

Le capitaine et l'équipage - dont deux tiers des membres ont survécu - sont cloués au pilori en Corée du Sud. Il leur est notamment reproché d'avoir tardé à évacuer le navire. Le Sewol s'est immobilisé après un choc et n'a commencé à couler que 40 minutes plus tard.

Pendant tout ce laps de temps, les messages communiqués par haut-parleur aux passagers leur demandaient de rester à leur place et de ne pas bouger. Quand le bateau a commencé à piquer du nez, il était trop tard: les passagers ne pouvaient plus remonter les couloirs qui penchaient et où l'eau s'engouffrait.

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