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De nouvelles sanctions contre l'Iran entraîneraient le veto de Barack Obama

Vingt-six sénateurs démocrates et républicains des Etats-Unis ont proposé une loi visant à punir davantage l'Iran pour son programme nucléaire. Barack Obama a annoncé qu'il y mettrait son veto.

20 déc. 2013, 07:58
La Maison Blanche a prévenu jeudi que Barack Obama mettrait son veto à de nouvelles sanctions contre l'Iran.

La Maison Blanche a prévenu jeudi que Barack Obama mettrait son veto à de nouvelles sanctions contre l'Iran. Il a exhorté le Congrès à ne pas compromettre l'accord intérimaire sur le nucléaire conclu en novembre avec la république islamique.

Cette rare menace de l'exécutif américain est intervenue peu après l'introduction par 26 sénateurs, démocrates et républicains, d'une proposition de loi visant à punir encore davantage Téhéran pour son programme nucléaire si les négociations actuelles échouaient.

"Les sanctions déjà en place ont fait venir l'Iran à la table des négociations, et une menace digne de foi de nouvelles sanctions forcera l'Iran à négocier et agir de bonne foi", a estimé l'un des auteurs du texte, le sénateur démocrate Robert Menendez, président de la puissante commission des Affaires étrangères.

Mais l'administration de M. Obama a mis en garde contre les effets contre-productifs d'un tel vote, même si l'application des sanctions était différée. "Nous ne pensons pas que ces mesures soient nécessaires. Nous ne pensons pas qu'elles seront adoptées", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. Mais "si elles étaient adoptées, le président y opposerait son veto".

Le 24 novembre à Genève, les grandes puissances (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne) sont parvenues à un accord intérimaire avec l'Iran sur son programme nucléaire. Il représente une percée spectaculaire après des années de blocage.

L'accord prévoit qu'il n'y aura pas de nouvelles sanctions contre l'Iran durant la période intérimaire de six mois pendant laquelle la république islamique a accepté de geler le développement de son programme nucléaire controversé, le temps d'essayer de parvenir à un accord plus large.

"Nous pensons qu'il est important de permettre à cette ouverture diplomatique d'être explorée, et le risque avec l'adoption de nouvelles sanctions à l'heure actuelle serait de faire dérailler les négociations au moment même où la diplomatie permettait des progrès", a remarqué M. Carney.

La menace reste toutefois théorique, le chef de la majorité républicaine du Sénat, Harry Reid, ayant manifesté son opposition à l'idée de présenter rapidement un texte au vote. M. Reid, maître de l'agenda dans son assemblée, dit soutenir l'idée de laisser les négociations se poursuivre avec l'Iran.

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