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Des épingles à nourrice en guise de symbole de sécurité et de solidarité face à l'élection de Donald Trump

Depuis l'élection à la présidence des Etats-Unis de Donald Trump, les citoyens se munissent d'épingles à nourrice en guise symbole de sécurité et de solidarité aux côtés des minorités. L'organisation de défense des droits civiques a par ailleurs recensé tous les incidents d'ordre raciste depuis son élection : leur nombre s'élève déjà à 200.

12 nov. 2016, 19:26
La population américaine réagit à l'élection de Trump en portant des épingles à nourrice, symbole de sécurité et de solidarité.

Les épingles à nourrice sont devenues des symboles de sécurité et de solidarité avec les minorités - femmes, immigrés ou Afro-américains - aux Etats-Unis depuis l'élection à la présidence du pays de Donald Trump. Le magnat de l'immobilier new-yorkais avait tenu moult propos intolérants pendant sa campagne.

"Je suis en sécurité. Si vous êtes un musulman, une femme, un homosexuel, une personne de couleur, un latino, un transsexuel, un immigré ou un handicapé qui a peur... je suis là. Parlez, je vous écouterai, je vous soutiendrai. Me lèverai pour vous. M'assoirai pour vous. Me tairai pour vous. Je ferai mon possible pour vous faire savoir que je vous aime", peut-on lire sur une photo d'épingle à nourrice relayée par diverses organisations sur Instagram.

 

Depuis l'élection présidentielle, des célébrités, comme l'actrice Debra Messing, mais aussi des inconnus ont publié sur les réseaux sociaux des photos d'eux portant une ou plusieurs épingles à nourrice.

Ce mouvement a pris de l'ampleur sur Twitter au Royaume-Uni après le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de leur pays de l'Union européenne (Brexit). Un utilisateur du réseau social a pris cette épingle en signe de solidarité après avoir observé un regain d'attaques contre les immigrés et les minorités à la suite du vote, selon le New York magazine.

Deux cents incidents racistes

L'organisation américaine de défense des droits civiques SPLC (Southern Poverty Law Center) a lancé une page sur son site internet pour recenser les incidents à caractère raciste depuis l'élection de Trump mardi. Elle en a décompté 200 à ce stade.

Pour autant "on ne peut pas comparer ça au mouvement des droits civiques. Personne ne pose de bombes dans les églises", a souligné dans le New York Times Richard Cohen, président du SPLC, qui suit les mouvements racistes et extrémistes aux Etats-Unis. "Mais cela ne fait aucun doute qu'il y a une augmentation".

 

Pendant la très virulente campagne électorale, le milliardaire a promis d'expulser les immigrés clandestins, d'interdire l'entrée sur le territoire américain aux musulmans et a qualifié les Mexicains de violeurs et de trafiquants de drogue. Son élection surprise a amplifié les craintes d'un regain de xénophobie dans tout le pays.

Le magnat de l'immobilier a en outre été accusé de sexisme surtout depuis la diffusion, début octobre, d'une vidéo dans laquelle il tient des propos dégradants sur les femmes. Plus d'une dizaine de femmes l'ont ensuite accusé de gestes constitutifs d'agressions sexuelles.

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