Deux militaires fauchés par une voiture au Canada: l'agresseur abattu

Lundi, au Québec, un Canadien proche des milieux islamistes a fauché délibérément deux militaires avant d'être poursuivi et abattu par la police.

21 oct. 2014, 07:40
Le suspect a perdu le contrôle de son véhicule au bout de quatre kilomètres. Sa voiture s'est retrouvée sur le toit dans un fossé au bord de la chaussée.

Un Canadien a été abattu par la police lundi après avoir fauché avec sa voiture deux militaires à Saint-Jean sur Richelieu, au Québec. Selon la gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), l'homme de 25 ans "s'était radicalisé" aux idées proches des milieux islamistes.

Un peu avant midi, sur le parking d'un petit supermarché de cette ville d'une centaine de milliers d'habitants, un chauffard a renversé deux militaires avant de prendre la fuite. Une course-poursuite s'est aussitôt engagée. Le suspect a perdu le contrôle de son véhicule au bout de quatre kilomètres.

La voiture s'est retrouvée sur le toit dans un fossé au bord de la chaussée. L'individu "a commencé à sortir et s'est rué sur la police. On a entendu entre 5 et 7 coups de feu", a raconté un témoin de la scène aux médias locaux.

La sûreté du Québec chargée de l'enquête n'a pas confirmé que l'homme était armé. "Je peux vous confirmer qu'il y a des coups de feu qui ont été tirés", a simplement indiqué le porte-parole de la sûreté du Québec, en confiant que l'individu était "connu des milieux policiers".

La police de la province du Québec a pour sa part indiqué que "la thèse terroriste (était) regardée par les enquêteurs". Elle a révélé travailler en collaboration avec les services de renseignements et la GRC.

"Converti à l'islam"

"Cet individu était connu des autorités fédérales, incluant notre équipe intégrée de sécurité nationale à Montréal et d'autres autorités" qui avaient connaissance "qu'il s'était radicalisé", a précisé la police fédérale.

"Il y avait comme un changement depuis un an ou deux", a raconté un voisin du jeune homme à des télévisions, quand un autre voisin confiait savoir "qu'il était converti à l'islam". Les enquêteurs ont ratissé lundi dans la soirée le domicile du jeune homme et interrogé son entourage.

Il y a deux semaines, le gouvernement canadien avait révélé suivre de près 80 individus revenus récemment de zones de guerre, et plus spécialement d'Irak et de Syrie. Le ministre de la Sécurité publique Steven Blaney avait alors assuré que ces suspects, enrôlés dans des "groupes terroristes", voulaient "réaliser des actes terroristes" au Canada.

Au début octobre, le Parlement canadien a voté la participation du Canada à la coalition militaire en Irak contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI).