Divorce: Berlusconi se dit victime de "trois femmes juges"

Silvio Berlusconi se dit persécuté. Dans le cadre de son divorce, il estime être victime de juges qui l'ont contraint à verser des sommes très importantes à son ex-femme.

09 janv. 2013, 06:46
FILE -  In this Friday June 24, 2004 file photo, Italian premier Silvio Berlusconi, right, and his wife Veronica Lario wait for President George W. Bush and first lady Laura Bush at the Villa Madama residence in Rome. An Italian newspaper has reported, Friday, Dec. 28, 2012, the details of the divorce settlement between ex-Premier Silvio Berlusconi and his second wife Veronica Lario, saying he must pay her ?3 million ($4 million) a month alimony but gets to keep their estate. Lario announced she was divorcing the billionaire media mogul in 2009, citing his presence at the 18th birthday party of a Naples girl and his fondness for younger women. The couple met in a dressing room in 1980 after Berlusconi saw Lario perform in a Milan theater, were married in 1990 and have three grown children. He has two children from his first marriage. The 76-year-old Berlusconi is currently dating a woman nearly 50 years his junior. (AP Photo/Susan Walsh, File)

L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s'est déclaré victime de "trois femmes juges communistes" qui l'ont contraint à verser des sommes très importantes à son ex-épouse Veronica Lario. Il se dit persécuté par des juges de Milan depuis 1994.

Cette dernière touchera trois millions d'euros par mois, soit quelque 100'000 euros par jour, selon le jugement de séparation prononcé par le Tribunal de Milan aux alentours de Noël, d'après les médias italiens.

"Ce ne sont pas 100'000 euros par jour mais 200'000 par jour", a affirmé le "Cavaliere" dans une interview sur la chaîne de télévision privée la 7. "Un chiffre décidé par trois femmes juges féministes et communistes, c'est ça la réalité. Ce sont ces juges de Milan qui me persécutent depuis 1994", a-t-il ajouté.

Ce jugement obtenu trois ans après leur séparation de fait est censé mettre fin à une guerre judiciaire tumultueuse entre les deux époux, mais le Cavaliere a indiqué mardi soir qu'il entendait déposer un recours.

Au cours de l'interview, M. Berlusconi a par ailleurs répété qu'il était prêt à ne pas se présenter au poste de chef du gouvernement, mais qu'il était disposé à assumer les fonctions de ministre de l'Economie. "Le président du Conseil peut seulement rédiger l'ordre du jour du conseil des ministres", a-t-il dit, jugeant plus utile d'être "ministre de l'Economie et peut-être aussi du Développement économique".