Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Election du pape: le conclave débutera le mardi 12 mars

Le conclave pour l'élection du successeur de Benoît XVI débutera le mardi 12 mars.

08 mars 2013, 18:56
In this April 19, 2005 photo, black smoke billows from the chimney atop the Sistine Chapel at the Vatican, indicating that the cardinals gathered in the Conclave for the second consecutive day have not yet chosen the new pontiff. White smoke signals that cardinals have chosen a pope and he has accepted. The Vatican announced Monday, Feb. 11, 2013 that Pope Benedict XVI, who was elected pope in the 2005 conclave, is stepping down on Feb. 28, becoming the first pontiff in 600 years to resign. The conclave to elect a new pope must begin 15-20 days after Benedict's resignation. (AP Photo/Diether Endlicher)

Le conclave qui élira le successeur de Benoît XVI après sa démission historique s'ouvrira mardi après-midi, a annoncé le Vatican vendredi. Cette décision est intervenue au cinquième jour de réunions préparatoires secrètes des cardinaux au chevet d'une Eglise en pleine tourmente.

"La huitième congrégation générale du collège des cardinaux a décidé que le conclave pour l'élection du pape débutera mardi", selon un communiqué du Vatican. Le matin, sera célébrée dans la Basilique Saint-Pierre la messe "pro eligendo pontifice" puis "dans l'après-midi l'entrée des cardinaux en conclave", a précisé le Vatican.

Avant de démissionner le 28 février, Benoît XVI avait émis un décret ("motu proprio") autorisant les cardinaux à "anticiper le conclave" par rapport au délai habituel de 15 jours à partir du moment où le trône de Saint Pierre est vide, "une fois constaté que tous les cardinaux électeurs sont présents".

Electeurs tous présents

Or, depuis jeudi soir, c'était le cas: les 115 cardinaux électeurs (jusqu'à 80 ans) appelés à choisir le nouveau chef d'une Eglise de plus d'un milliard de fidèles, sont tous arrivés à Rome.

Malgré le suspense et les pressions de certains pour ne pas laisser trop longtemps "vacant" le fauteuil du pape, plusieurs princes de l'Eglise avaient souhaité prendre le temps nécessaire pour réfléchir aux problèmes de l'institution, à la gouvernance du Vatican, objet de vives critiques, et pour choisir le successeur de Joseph Ratzinger.

Une nouvelle congrégation générale est prévue samedi matin, a indiqué le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, et peut-être une autre lundi.

"Il faudra, a-t-il souligné, que les cardinaux tirent au sort leurs chambres dans la résidence Sainte Marthe", dans l'enceinte du Vatican, où ils seront mis au secret et isolés du reste du monde pendant le conclave.

Nombreux thèmes

Jusqu'à présent, une centaine de cardinaux électeurs et non, ont pris la parole aux réunions de pré-conclave. Parmi les sujets abordés vendredi, le père Lombardi a cité le rôle des femmes dans l'Eglise, le dialogue interreligieux, les questions de bioéthique, venus s'ajouter aux thèmes des jours précédents (évangélisation, oecuménisme).

L'exigence d'"une plus grande collégialité" dans la gouvernance de l'Eglise a en outre été discutée une nouvelle fois, selon le père Lombardi.

Selon Anthony Padovano, un théologien américain, cité par le journal Il Fatto Quotidiano, beaucoup de cardinaux "voudraient un synode des évêques plus fort et un rôle plus important pour les conférences épiscopales".

Réformes réclamées

Le scandale Vatileaks de fuites de documents secrets de Benoît XVI a lourdement pesé sur l'atmosphère des "congrégations", les cardinaux non résidents à Rome demandant davantage d'informations sur une affaire qui a révélé des opacités financières et de sombres luttes de pouvoir au Vatican.

Le cardinal allemand Walter Kasper a réclamé cette semaine "un gouvernement (de l'Eglise) plus horizontal". "Il faut révolutionner la Curie", a-t-il dit, préconisant "réformes" et "transparence".

Deux camps

Deux camps commenceraient à se dessiner entre partisans d'une refonte de la gouvernance sous l'égide d'un cardinal énergique, indépendant et de grande stature intellectuelle comme l'Italien Angelo Scola, et de l'autre les défenseurs d'une Eglise très centralisée dirigée par un pontife tout puissant.

"Une certaine clarification s'est opérée", a confirmé le cardinal français André Vingt-Trois, selon qui il y a encore "au moins une demi-douzaine de candidats possibles" à la papauté.

Archevêque de Milan

Selon le journal La Repubblica, le cardinal archevêque de Milan Angelo Scola rassemblerait déjà "une quarantaine de voix" de cardinaux électeurs alors qu'il en faut 77 (majorité des deux tiers) pour être élu.

Il serait soutenu par "de nombreux cardinaux étrangers notamment le cardinal de Vienne Christoph Schönborn et pas mal de prélats américains". C'est, selon La Repubblica, "le premier choix des réformateurs".

L'autre front serait "le parti romain" formé en majorité d'Italiens. Selon La Repubblica, le secrétaire d'Etat sortant Tarcisio Bertone et le doyen des cardinaux Angelo Sodano "autrefois ennemis", se seraient "alliés pour faire bloc autour du Brésilien Odilo Scherer", qui serait flanqué d'un Secrétaire d'Etat italien.

Votre publicité ici avec IMPACT_medias