Emplois fictifs: le couple Fillon soupçonné d'avoir signé de faux documents pour justifier du travail de Pénélope

François Fillon et son épouse auraient-il signé de faux documents pour justifier d'un emploi présumé fictif? Le Monde a révélé mardi que l'enquête a été élargie à "faux et usage de faux" ainsi "qu'escroquerie aggravée".
21 mars 2017, 22:22
Les chefs d'accusation contre François Fillon s'accumulent.

L'enquête sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de deux enfants du candidat de la droite à la présidentielle française a été élargie, a-t-on appris de source proche du dossier. Elle comprend désormais les chefs "d'escroquerie aggravée" et de "faux et usage de faux".

Les enquêteurs se demandent si des documents signés par François Fillon et son épouse ne sont pas des faux établis a posteriori et destinés à justifier la réalité du travail effectué, précise le Monde, qui a révélé l'information.

Le parquet national financier a accordé le 16 mars aux juges d'instruction chargés de l'affaire un réquisitoire supplétif pour qu'ils élargissent leurs investigations à des soupçons "d'escroquerie aggravée, de faux et usage de faux", souligne la source proche du dossier.

Le même réquisitoire supplétif concerne également un possible trafic d'influence, mais seul ce dernier chef avait alors été révélé. Selon Le Monde, les enquêteurs s'interrogent notamment sur une feuille de calcul retrouvée à l'Assemblée nationale et qui comporte le nombre d'heures effectuées par Penelope Fillon à une date indéterminée.

"Il n'y a pas le moindre faux dans ce dossier", a contesté l'avocat de Mme Fillon, Pierre Cornut-Gentille, en dénonçant une violation du secret de l'instruction. "Nous n'allons pas nous expliquer avant que nous allions devant les juges", a-t-il ajouté.

Après l'affaire concernant Penelope Fillon et deux ses enfants, la justice s'est emparée de l'affaire des costumes de luxe offerts à François Fillon. Le PNF a accordé le 16 mars un réquisitoire supplétif pour trafic d'influence à ce sujet.