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En pleine crise migratoire, l’Italie fait front, mais bien seule…

Ses voisins européens laissent Rome se débrouiller face aux migrants qui traversent la Méditerranée.

23 juil. 2017, 23:24
/ Màj. le 24 juil. 2017 à 00:01

Pour endiguer l’afflux de migrants en Calabre et en Sicile, Viktor Orban a une solution expéditive: «Que l’Italie ferme ses ports aux navires les ayant recueillis en haute mer, au large de la Libye.» Le fait que le premier ministre hongrois dirige le «groupe de Visegrad», comprenant les quatre pays d’Europe de l’Est (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) les plus réfractaires à toute immigration, souligne la gravité de cette injonction, formulée dans une lettre envoyée vendredi au gouvernement italien.

Les quatre gouvernements enjoignent aussi à l’Europe de mettre fin au programme de reclassement des migrants décidé lors du Conseil européen de septembre 2015 et portant sur 160 000 migrants parvenus en Italie et en Grèce. Loin de parler de solidarité, ils n’y voient qu’une «incitation à l’immigration».

Le mois dernier, Bruxelles a ouvert une procédure d’infraction contre ces pays et menace également l’Autriche de sanctions pécuniaires si elle...

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