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France: des escrocs créent des emplois fictifs pour toucher 1 million d'euros de la CPAM

Escroquerie à l'assurance maladie de grande ampleur en France. Une trentaine de personnes ont perçu des indemnités pendant un an grâce à la mise en place de sociétés fictives avec des employés repérés dans des bars marseillais et mis en arrêt maladie une fois recrutés.

31 mars 2015, 06:47
La tension autour de la politique hospitalière n'est pas près de baisser.

Près d'un million d'euros a été soutiré à assureur maladie en France par 29 personnes, qui ont indûment perçu d'importantes indemnités durant près d'un an, a-t-on appris lundi auprès de la police. Elles ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée.

"C'est une affaire inédite par son ampleur et le système mis en place, avec des sociétés sans activité, des salariés fictifs et des gérants de paille", a déclaré un commissaire du groupement d'intervention régional, qui a mené l'enquête.

Les organisateurs présumés ont ouvert cinq sociétés de conseil, une à Paris et quatre à Marseille, dont les seules activités ont été d'embaucher des salariés fictifs rapidement mis en congé maladie ou en accident de travail. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer si des médecins sont à l'origine des faux arrêts de travail utilisés pour tromper les organismes sociaux.

Rétrocommissions


Le recrutement des salariés fictifs se faisait le plus souvent par connaissance, mais aussi par l'intermédiaire d'un rabatteur qui sévissait dans les bars de Marseille.

Au total, une trentaine de personnes âgées de 20 à 55 ans ont participé à l'escroquerie, au détriment des filiales de l'assureur à Paris, dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes.

"Le système fonctionnait sur le principe des rétrocommissions, les salariés fictifs reversant entre 30 et 50% des indemnités perçues aux trois organisateurs", a détaillé le chef de la sûreté départementale.

L'escroquerie a duré près d'un an. Elle a été dévoilée par des contrôles renforcés mis en place par la caisse, dont l'attention a été attirée par les montants excessifs des indemnités versées sur la base de salaires fictifs de 5000 a 10'000 euros.

"Les protagonistes menaient grande vie au détriment de la sécurité sociale. C'est ce qui les a perdus", résume le commissaire. Des objets de valeur et des voitures de luxe ont été saisis.

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