Gabon: les militaires qui ont tenté de renverser le gouvernement ce lundi ont été arrêtés

La tentative de coup d'Etat militaire a tourné court, ce lundi matin, à Libreville, la capitale du Gabon. Des soldats ont pris la parole à la radio-télévision nationale pour appeler le peuple à se soulever. Ils ont été rapidement arrêtés

07 janv. 2019, 11:09
Les militaires avaient pris la parole, tôt lundi matin, à la radio-télévision nationale, pour appeler le peuple à se soulever.

La situation au Gabon est sous contrôle. Les mutins ont été arrêtés ou sont en fuite après une tentative de coup d'Etat militaire tôt lundi matin, a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement Guy-Bertrand Mapangou.

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"Le calme est revenu, la situation est sous contrôle", a-t-il dit à l'AFP. Le porte-parole gouvernemental a ajouté que, sur un commando de cinq militaires qui avaient pris le contrôle de la radio-télévision nationale dans la nuit de dimanche à lundi et appelé à un soulèvement, "quatre ont été arrêtés, un est en fuite".

 

 

Des militaires gabonais ont appelé le peuple gabonais à se "lever". Le message a été lu lundi matin à la radio d'Etat. Les miltaires ont profité de l'absence du président Ali Bongo Ondimba en convalescence au Maroc.

Des coups de feu ont été entendus au même moment par l'AFP autour de la Radio Télévision Gabonaise (RTG), sur le boulevard Triomphal, dans le centre de Libreville. Des blindés des forces de sécurité gabonaises bloquaient à 07h00 l'accès à ce boulevard.

 

 

Le message a été lu par un militaire se présentant comme commandant-adjoint de la Garde Républicaine (GR). Trois militaires, coiffés des bérets verts de la GR, étaient visibles sur une vidéo de leur prise de parole circulant sur les réseaux sociaux et authentifiée par l'AFP.

 

 

"Nous ne pouvons abandonner la patrie", a déclaré un militaire se présentant comme commandant-adjoint de la Garde Républicaine (GR)en jugeant les institutions "illégitimes et illégales". Il a encore appelé à occuper les édifices publics et aéroports dans tout le pays: il n'a pas été suivi.