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Honduras: Hernández déclaré vainqueur après une présidentielle controversée

Juan Orlando Hernández, chef de l'Etat sortant du Honduras, a officiellement été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle controversée du 26 novembre.

18 déc. 2017, 07:10
L'opposition est descendue dans les rues et a immédiatement contesté le résultat.

Le chef de l'Etat sortant du Honduras, le conservateur Juan Orlando Hernández, a été déclaré officiellement dimanche vainqueur de l'élection présidentielle controversée du 26 novembre, a annoncé l'autorité électorale. L'opposition a immédiatement contesté le résultat.

Juan Orlando Hernández, 49 ans, a vaincu son adversaire de centre-gauche, la vedette de télévision Salvador Nasralla, 64 ans, avec un écart de 1,53 point de pour cent. "Cela signifie que le président élu de la république du Honduras pour les quatre prochaines années est Juan Orlando Hernández Alvarado", a déclaré le président du tribunal suprême électoral.

Ce furent des élections "d'une transparence jamais vue au Honduras", a-t-il assuré. "Nous souhaitons que le calme règne (...) que nous nous embrassions de nouveau comme des frères", a-t-il ajouté.

Dans une vidéo diffusée sur Facebook, Salvador Nasralla a dénoncé des fraudes "avant, pendant et après" le scrutin et qualifié l'annonce du tribunal électoral d'"initiative désespérée". Il a annoncé qu'il se rendait à Washington pour y rencontrer des responsables du département d'Etat et le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA).

Nouvelles violences redoutées

L'ancien chef de l'Etat Manuel Zelaya, à la tête de l'alliance de gauche opposée à M. Hernández, a également rejeté le résultat. "Le peuple reconnaît comme président Salvador Nasralla".

Il a appelé ses partisans à redescendre dans la rue dès lundi, faisant craindre de nouvelles violences dans ce pays miné par les gangs criminels. Depuis près d'un mois, les partisans du candidat de gauche Salvador Nasralla manifestent pour dénoncer une "fraude" supposée lors de ce scrutin.

Un rapport d'Amnesty International publié au Mexique affirme qu'au moins 14 personnes sont mortes dans ces manifestations. Les autorités honduriennes ont confirmé seulement trois décès, tandis que M. Nasralla avance, lui, le chiffre de 20 morts.

Inversion de tendance et pannes

Les premiers résultats de ce scrutin donnaient M. Nasralla, animateur de télévision novice en politique, en tête avec cinq points d'avance. Mais le dépouillement au fil des jours a finalement placé M. Hernández devant.

Cette inversion de tendance, combinée à une série de pannes informatiques jugées suspectes par l'opposition, a incité cette dernière à exiger un recomptage total des votes, puis une annulation pure et simple du scrutin.

 

 

La candidature du président Juan Orlando Hernández était en outre contestée dès le départ par l'opposition, car elle se fonde sur une décision controversée de la cour suprême l'autorisant à briguer un second mandat malgré l'interdiction de la constitution.

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