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L'EI a pris le contrôle de la ville d'Al-Baghdadi

Le groupe Etat islamique (EI) a pris le contrôle de la ville d'Al-Baghdadi, à l'ouest de l'Irak, a annoncé vendredi le Pentagone. Les djihadistes avaient lancé plus tôt dans la journée une attaque contre la base aérienne proche d'Al-Assad, où se trouvent quelque 300 soldats américains.

13 févr. 2015, 21:59
- photo. d'illustration -

"Nous estimons qu'en ce moment ils (les djihadistes, ndlr) contrôlent Al-Baghdadi", a déclaré le contre-amiral John Kirby. Al-Baghdadi était l'une des rares localités sous contrôle du gouvernement dans la province d'Al-Anbar. Dans un premier temps, l'armée irakienne avait annoncé que la plupart des djihadistes avaient été chassés de la ville.

Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont attaqué plus tôt dans la journée la base aérienne d'Al-Assad, où 300 soldats américains entraînent les forces de sécurité locales. Les forces irakiennes, aidées par les avions de la coalition internationale, ont repoussé l'assaut.

"Vers 07h20 (05h20 heure suisse), une petite brigade de Daech (l'acronyme arabe de l'EI) a attaqué un local de l'armée irakienne sur la base aérienne d'Al-Assad", a indiqué un communiqué de l'armée américaine.

"Les forces de sécurité irakiennes, soutenues par la coalition, ont déjoué l'attaque, et tué huit assaillants", selon ce communiqué. On ignore le bilan des victimes potentielles pour les forces irakiennes. Un colonel irakien, et un responsable du ministère de la Défense, ont précisé qu'au moins sept kamikazes à bord d'un véhicule militaire faisaient partie du commando djihadiste.

"Frappes plus intenses"

De l'autre côté de la frontière, dans l'est de la Syrie, vingt combattants de l'EI ont été tués dans des frappes de la coalition internationale, a rapporté vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ces djihadistes ont été tués jeudi après-midi lorsque des raids de la coalition dirigée par Washington ont "frappé des positions de l'EI à Chaddadé et ses environs", une ville de la province de Hassaka, selon l'OSDH, une ONG proche de l'opposition.

Les territoires sous contrôle de l'EI sont régulièrement visés depuis le début des frappes de la coalition en Syrie, le 23 septembre. Mais depuis l'exécution la semaine passée d'un pilote jordanien, brûlé vif par l'EI, "les frappes se font plus intenses et plus précises", indique Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Selon Washington, la campagne aérienne a de "vrais résultats" sur le terrain en privant notamment le groupe d'infrastructures gazières et pétrolières. L'EI a mis la main sur plusieurs champs gaziers et pétroliers dans la province de Hassaka, de même que dans celle de Deir Ezzor, dans l'est du pays.

Assad, "partie de la solution"

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura a, en outre, explicitement souligné vendredi, pour la première fois, que le président Bachar al-Assad "fait partie de la solution" dans le conflit syrien.

"Je continuerai à avoir des discussions importantes avec lui", a souligné le médiateur, qui revenait d'une visite de 48 heures à Damas. M. de Mistura doit présenter le 17 février au Conseil de sécurité de l'ONU un rapport pour stopper la guerre civile.

"Jamais un ami"

Il a réitéré sa conviction que "la seule solution est une solution politique" et que, faute d'accord, "le seul à profiter de la situation" est l'EI.

Le chef de la diplomatie autrichienne, Sebastian Kurz, a souligné que "dans le combat contre l'EI, il peut être nécessaire de lutter du même côté" que Damas. Même si "Assad ne sera jamais un ami ni même un partenaire".

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