L'Otan et la Russie renouent leur dialogue diplomatique

Alors que lors du sommet de Varsovie, l'Alliance avait décidé de déployer 400 soldats à l'Est pour répondre à la crise en Ukraine, elle a désormais informé la Russie des décisions importantes prises en vue de renforcer leur sécurité.
13 juil. 2016, 18:36
Le dialogue diplomatique entre l'OTAN et la Russie reprend.

L'Otan et la Russie ont renoué mercredi leur dialogue diplomatique pour la première fois depuis le sommet de Varsovie. Lors de cette dernière réunion, l'Alliance avait décidé de déployer jusqu'à 4000 soldats à l'Est en réponse à la crise en Ukraine.

Les ambassadeurs des 28 pays de l'Alliance de l'Atlantique nord et leur homologue russe Alexandre Grouchko se sont retrouvés l'après-midi au siège de l'Otan à Bruxelles pour une réunion du "Conseil Otan-Russie". Cette instance de dialogue était plongée dans un profond sommeil avec l'éclatement de la crise ukrainienne au printemps 2014.

 

Son principal objet est d'informer "la Russie des décisions importantes que nous avons prises à Varsovie la semaine dernière pour renforcer notre sécurité", a expliqué une porte-parole de l'Otan Carmen Romero. La crise en Ukraine, la transparence militaire et la situation sécuritaire en Afghanistan sont également à l'ordre du jour.

Lors de leur sommet le week-end dernier à Varsovie, les dirigeants de l'Alliance ont entériné une nouvelle montée en puissance militaire à l'Est. Ils ont donné leur feu vert au déploiement de quatre bataillons multinationaux dans les trois pays baltes et en Pologne à partir de 2017.

Sécurité aérienne

Moscou souhaitait pour sa part soulever pendant cette réunion la question du "renforcement de la sécurité aérienne dans la région de la mer Baltique". La Russie insiste également sur "les risques accrus apparus" à ses yeux "avec la mise en place du système antimissiles de l'Otan en Europe".

 

Sur l'insistance de pays comme l'Allemagne ou la France, désireux d'afficher une attitude plus constructive, un Conseil Otan-Russie s'était déjà réuni fin avril. A l'issue de cette première rencontre, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, avait toutefois reconnu que l'exercice ne réglait pas les "désaccords profonds", notamment sur la crise ukrainienne.