La Grèce espère un accord sur l'aide d'ici au 18 août

Le gouvernement grec espère qu'un accord sur un nouveau plan d'aide financière avec l'Union européenne pourra être conclu d'ici au 18 août. Un objectif ambitieux, mais faisable, selon Pierre Moscovici.
25 août 2015, 16:15
An EU and a Greek flag fly in front of ancient Parthenon temple, in Athens, Sunday, June 17, 2012 as Greeks vote in the most crucial elections in decades. Greece voted Sunday amid global fears that victory by parties that have vowed to cancel the country's international bailout agreements and accompanying austerity measures could undermine the European Union's joint currency and pitch the world's major economies into another sharp downturn. (AP Photo/Petros Giannakouris)

La Grèce espère conclure d'ici au 18 août avec ses créanciers un accord sur un nouveau plan d'aide financière. Sa rédaction débutera mercredi, a déclaré mardi la porte-parole du gouvernement, Olga Gerovassili.

"La première phase des négociations s'achève aujourd'hui et la deuxième phase, qui porte vraiment sur les détails de la rédaction (de l'accord) va débuter", a-t-elle dit à la chaîne de télévision Skai TV. "Si les conditions du sommet (de l'Union européenne) sont respectées, je pense que nous parviendrons à un accord d'ici au 18 de ce mois", a-t-elle poursuivi.

Les ministres grecs des finances et de l'économie doivent rencontrer mardi les représentants des créanciers pour débattre des privatisations et de la recapitalisation des banques.

Dans une interview publiée lundi par le journal Ethnos, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici avait jugé possible la conclusion d'un accord en août. Il qualifiait toutefois l'objectif d'"ambitieux".

Les deux parties doivent s'entendre sur le plan d'aide d'ici au 20 août si la Grèce veut être en mesure de rembourser 3,5 milliards d'euros à la BCE qui échoient à cette date.

Un quotidien grec a rapporté dimanche qu'Athènes pourrait demander à ses créanciers une première tranche d'aide de 24 milliards d'euros, sur un total estimé à 86 milliards.

Les créanciers de la Grèce ont accepté de négocier un troisième plan de renflouement à condition qu'Athènes mette en oeuvre d'ici la fin octobre des réformes importantes, comme l'abandon du régime des pré-retraites. Lundi, les négociateurs ont convenu que la réforme des pensions vieillesse ne concernerait que les personnes parties à la retraite après la fin juin.