Votre publicité ici avec IMPACT_medias

La lutte contre le paludisme stagne et manque de moyens

La lutte contre le paludisme ne progresse plus, déplore l'Organisation mondiale de la santé, ce lundi matin. Le financement est resté identique entre 2010 et 2012 mais les besoins ont augmenté. Près d'un enfant africain meurt chaque minute des suites de cette maladie transmise par un moustique.

17 déc. 2012, 14:00
Les moustiques sont responsables de la transmission du paludisme.

Les efforts de lutte contre le paludisme ralentissent, a déploré lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les gains acquis au cours de ces dernières années pourraient être remis en cause, a averti l'agence de l'ONU.

Le financement a stagné entre 2010 et 2012, constate l'OMS dans son rapport annuel sur la malaria dans le monde. Les fonds totaux disponibles se sont élevés l'an dernier à 2,3 milliards de dollars, seulement la moitié de ce qui serait nécessaire.

Environ 219 millions de cas de paludisme sont recensés dans le monde avec 660'000 décès. Les 80 % des décès interviennent dans seulement 14 pays. La République démocratique du Congo (RDC) et le Nigeria concentrent 40 % de ces décès. L'Inde est le pays le plus touché en Asie.

Moins de moustiquaires imprégnées

Le nombre de moustiquaires imprégnées d'insecticide distribuées dans les pays endémiques d'Afrique subsaharienne a baissé d'un pic de 145 millions en 2010 à environ 66 millions en 2012. Les programmes de pulvérisation stagnent également, à un niveau de couverture de 11 % de la population à risque.

"Au cours de la décennie écoulée, environ 1,1 million de décès ont été évités à la suite du renforcement des efforts de prévention", a affirmé la directrice générale de l'OMS Margaret Chan dans l'introduction au rapport.

"Mais il faudrait 5,1 milliards de dollars par an jusqu'à 2020 pour un accès universel. Il est urgent d'identifier de nouvellles sources de financement", a-t-elle ajouté.

Un enfant africain tué chaque minute

La malaria continue d'enlever la vie d'un enfant africain chaque minute, a souligné Margaret Chan. Les communautés les plus vulnérables n'ont pas accès aux thérapies et aux tests de diagnostic, a regretté la responsable.

Dans le monde, 50 pays sont sur la voie de remplir leur objectif de réduction de 75 % d'ici 2015. Mais ces pays ne constituent que 3 % du nombre de cas de malaria sur le plan mondial. Les objectifs ne seront pas atteints dans les 14 pays les plus touchés, à moins d'un effort supplémentaire, a averti l'OMS.

L'agence de l'ONU prévient aussi que la découverte de cas de résistance à l'artémisinine "pourrait conduire à une catastrophe sanitaire dans le futur". Des cas de résistance à ce médicament essentiel dans la lutte contre le paludisme ont été découverts dans quatre pays d'Asie du sud-est.

Votre publicité ici avec IMPACT_medias