La mer d'Aral a pratiquement disparu

En cinquante ans, la superficie de la mer d'Aral, situé entre le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, s'est réduite comme peau de chagrin. Ne reste aujourd'hui qu'une petite surface du majestueux lac salé.

01 oct. 2014, 15:12
La mer d'Aral s'est presque totalement asséchée.

Autrefois considéré comme l’un des plus grands lacs salés du monde - il s’étendait tout de même sur 66'458 km2 en 1960 - la mer d’Aral se meurt. Les photos de la NASA mises récemment à disposition du public illustrent le phénomène. Ne subsiste aujourd’hui qu’une surface de 13'900 km2 répartie sur quelques bassins, explique l'agence spaciale américaine sur son site.

Sur ce cliché de l'agence spaciale américaine, on constate l’assèchement qu’a subi la mer d’Aral en 50 ans.

Causes de l’assèchement

Les raisons de cette catastrophe ne sont pas naturelles. C’est le détournement des fleuves Amou-Daria et Syr-Daria, pour irriguer des exploitations intensives de coton, qui a causé la perte de la mer d’Aral. En 2000, elle avait déjà perdu la moitié de sa superficie.

Un barrage a bien été érigé en 2005 dans le but de sauvé la partie nord du lac, mais en condamnant celle située au sud.

Les conséquences sont catastrophiques. L’eau, de plus en plus salée, se pollue. Quant aux fonds asséchés, le vent transporte les dépôts sur les champs alentours.

Cette disparition annoncée de la mer d’Aral est considérée comme une des plus importantes catastrophes environnementales du XXe siècle.