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La Pologne retarde la qualification des Russes en partageant l'enjeu

Les Polonais retardent la qualification des Russes pour les quarts.

13 juin 2012, 00:01
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Alors que des voyous ont fait régné la violence dans les rues de Varsovie, la Pologne et la Russie ont offert à l'Euro 2012 son match référence en se séparant sur un nul 1-1 lors de la 2e journée du groupe A. Immense respect à tous les acteurs de cette magnifique et spectaculaire rencontre!

La Russie, en tête du groupe, ne doit pas perdre contre la Grèce lors de son troisième match pour aller en quart de finale. La Pologne, elle, accuse un point de retard sur des Tchèques qu'elle n'a d'autre choix de s'imposer à Wroclaw pour continuer leur parcours.

Le Mondial 2010 avait permis au jeune Thomas Müller, 19 ans, d'exploser aux yeux de tous en terminant co-meilleur buteur du tournoi. L'Euro 2012 sera peut-être bien, également, celui d'un jeune talent: Dzagoev, 22 ans le 17 juin et pour l'heure meilleur atout de la Russie devant le but adverse. L'Ossète du CSKA Moscou, auteur d'un doublé contre la République tchèque, a refroidi la grande majorité du Stade national en trompant Tyton (Szczesny suspendu) de la tête à la 37e, réceptionnant un coup franc d'Arshavin.

 

Chef-d'oeuvre

 

La Sbornaya pouvait s'estimer heureuse du déroulement d'une première mi-temps au cours de laquelle la Pologne a exercé une nette domination. Mais un manque de réussite pour Lewandowski - magnifique enchaînement contrôle-volée non cadré de peu (11e) et quelques centimètres de retard sur un centre de Blaszczykowski (23e) - ainsi qu'un arrêt décisif (et un brin chanceux) de Malafeev sur une reprise de Boenisch (7e) ont empêché la sélection de Smuda de prendre les devants.

C'est le courageux et infatigable capitaine des Aigles, Jakub Blaszczykowski, qui a privé les Russes d'une qualification prématurée en réalisant un petit chef-d'oeuvre, un contrôle orienté d'une touche-frappe puissante impossible à arrêter pour Malafeev (57e). Le hurlement du Stade national a sans doute été entendu à plusieurs kilomètres à la ronde...

 

La palme à Stark

 

Dans cette rencontre où il était au moins autant question d'honneur que de football, pas question de baisser de rythme ou de lever le pied dans les duels, très virils. Remontées par plusieurs semaines de polémique - voire même par plusieurs décennies de relations compliquées et de rivalité -, les deux formations n'ont rien lâché.

Dans un climat tendu (bagarres entre hooligans toute la journée en ville malgré un important dispositif policier) et compte tenu de l'enjeu, la prime de l'excellence revient sans doute à l'arbitre Wolfgang Stark. L'Allemand et ses assistants ont tout simplement été parfaits, favorisant un engagement total des joueurs tout en maintenant le calme dans les têtes.

Le score de parité, logique, a permis aux deux équipes de prolonger leur série d'invincibilité (7 matches pour les Polonais et... 16 pour les Russes). Des chiffres qui confirment que la Pologne et la Russie sont de très sérieux clients et que, tant qu'elles seront en course, les affronter n'aura rien d'une sinécure.

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