Le FBI s'inquiète de menaces d'attentats au Vatican

L'ambassade des Etats-Unis à Rome a énuméré les sites "identifiés comme cibles potentielles" par le FBI, parmi ceux-ci figure le Vatican.

19 nov. 2015, 19:56
Les contrôles des forces de l'ordre ont été renforcés dans la capitale italienne.

Les Etats-Unis ont mis en garde contre des menaces d'attentats en Italie, signalant cinq suspects aux autorités, lesquelles tentaient jeudi de les identifier. Le préfet de Rome appelant à "garder son sang-froid" à l'approche du Jubilé de la miséricorde.

Sur son site Internet, l'ambassade des Etats-Unis à Rome énumère les sites "identifiés comme cibles potentielles" par le FBI (police fédérale américaine): la place Saint-Pierre à Rome, le Dôme et la Scala de Milan, "les églises, synagogues, restaurants, théâtres et hôtels" des deux villes.

"Des groupes terroristes peuvent utiliser des méthodes similaires à celles utilisées dans les récents attentats de Paris", ajoute l'ambassade. Elle n'a pas pour autant déconseillé directement de se rendre dans ces lieux.

En outre, le FBI a signalé mercredi cinq suspects aux forces de sécurité italiennes. Ces dernières travaillent à les identifier, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, à la chaîne de télévision Rai 3.

Deux arrestations

Parallèlement, deux Syriens ont été arrêtés jeudi à l'aéroport de Bergame, près de Milan, alors qu'ils s'apprêtaient à prendre un vol pour Malte en possession de faux passeports autrichien et norvégien, ont rapporté les médias italiens.

La police a trouvé dans la mémoire de leurs téléphones portables des photos d'individus en tenue de guerre et des images "pouvant être liées" à l'organisation de l'Etat islamique (EI). Celles-ci sont actuellement examinées par les services italiens de renseignement.

Depuis les attentats de Paris, l'Italie est passée au niveau 2 de l'alerte sécurité, soit un cran au-dessous du niveau maximal. Ce dernier est déclenché en cas d'attentat sur son sol, et les mesures de sécurité ont été renforcées.

Cependant, M. Gentiloni a appelé au calme: "Nous ne devons pas devenir prisonniers de ces alertes, ce serait un cadeau à Daech", l'acronyme en arabe de l'EI.