Le ministre grec Varoufakis accuse les créanciers de "terrorisme"

Le ministre grec des finances Yanis Varoufakis a accusé samedi les créanciers du pays de "terrorisme" et de vouloir "humilier les Grecs". Ces derniers doivent se prononcer dimanche lors d'un référendum crucial.
25 août 2015, 16:08
Le ministre des Finances Yanis Varoufakis doit soumettre mercredi la demande d'allongement du prêt.

"Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme", a ouvertement critiqué Yanis Varoufakis, connu pour sa liberté de ton, dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo.

"Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcés à fermer les banques ? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme", a développé le ministre en parlant de la politique menée par les créanciers d'Athènes, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne.

Un exemple en pâture

Faute d'être parvenu à un accord avec les créanciers sur une prolongation d'un programme d'aide financière au-delà du 30 juin, le gouvernement de gauche radicale grec a annoncé la fermeture des banques et le contrôle des capitaux jusqu'au 6 juillet, soit lundi.

Quel que soit le résultat du référendum de dimanche, les banques du pays rouvriront et il y aura un accord avec les créanciers, a assuré Yanis Varoufakis. "J'en suis complètement et absolument convaincu. L'Europe a besoin d'un accord, la Grèce a besoin d'un accord, de sorte que nous arriverons à un accord", a-t-il martelé.