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Le monde arabe, un an plus tard

Il y a douze mois, le président Ben Ali fuyait la Tunisie. L'Egypte, la Libye, le Yémen ont aussi chassé leur dictateur. Les islamistes tissent leur toile.

13 janv. 2012, 00:01
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Historiquement marqué par le romantisme révolutionnaire, l'Occident s'est depuis un an passionné pour les révolutions dans le monde arabe. En Europe et aux Etats-Unis, les opinions publiques ont éprouvé une sympathie immédiate à l'égard de cette jeunesse arabe, urbanisée et structurée par la culture internet, qui se décida soudain à descendre dans la rue, pour renverser des régimes personnels et corrompus en bout de course: Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Kadhafi en Libye, Saleh au Yémen.

Mais cette euphorie démocratique urbaine, si intelligible aux Occidentaux, fut bientôt balayée par la victoire d'une idéologie beaucoup plus profondément ancrée dans les sociétés arabes, l'idéologie des Frères musulmans. "Je crois que l'islam est une loi complète pour diriger cette vie et l'autre...", proclame la profession de foi de tout nouvel adhérent à la confrérie. Plaçant la loi de Dieu, telle qu'elle est écrite dans le Coran, au-dessus de toute loi humaine,...

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