Le seuil épidémique de la grippe franchi en Suisse

Le seuil épidémique de la grippe a été franchi lors de la première semaine de 2013. La limite déterminant ce statut est fixé à 69 consultations pour 100'000 habitants.

09 janv. 2013, 17:54
Un etudiant de l'EPFL se fait vacciner contre la rougeole par une infirmiere sur le campus de l' Ecole Polytechnique Federale de Lausanne, EPFL, ce lundi 23 mars 2009 a Ecublens, Vaud. L' epidemie de rougeole qui sevit en Suisse provoque une serie de mesures. Une campagne de vaccination est  menee depiuis ce lundi a l' EPFL, et mardi et mercredi a l' Universite de Lausanne, UNIL. Le campus lausannois est un des foyers de l'epidemie vaudoise, qui a frappe 378 personnes en Suisse depuis le debut de l'annee 2009 . (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Le taux de suspicion de grippe est monté en flèche au cours de la première semaine 2013 et le seuil épidémique a été franchi, indique mercredi l'OFSP sur son site internet. La classe d'âge des 30 à 64 ans est particulièrement touchée.

Ainsi, en ce début janvier, l'incidence était de 96 consultations dues à une affection grippale pour 100'000 habitants, soit plus du double de la semaine précédente (45/100'000). Le seuil épidémique est fixé à 69 consultations pour 100'000 habitants.

Les Grisons et le Tessin sont particulièrement touchés avec 296 consultations pour 100'000 habitants, note l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). La grippe est désormais largement répandue dans les régions 3 (AG,BS,BL,SO), 4 (LU,NW,OW,SZ,UR,ZG) et 5 (GR,TI). En Suisse romande, elle est sporadique à répandue.

La grippe va encore progresser

L'OFSP s'attend à ce que le nombre de consultations augmente encore dans les 4 à 6 semaines qui viennent, a indiqué à l'ats la responsable de la section vaccination Virginie Masserey. Mais il n'est pas trop tard pour se faire vacciner. L'organisme est prêt à affronter la maladie dès une à deux semaines après la piqûre.

Les stocks de vaccins devraient en outre être suffisants, assure l'OFSP. En octobre dernier, des craintes avaient surgi avec l'interdiction de vente de certains traitements de Novartis, ordonnée par Swissmedic en raison de soupçons de contamination. L'alerte a toutefois pu être levée après des analyses.