Mali: la Suisse, l'Allemagne et la France appellent leurs ressortissants à 'en aller

Paris et l'Allemagne incitent leurs ressortissants "dont la présence n'est pas obligatoire au Mali" a quitter le pays. La Suisse l'avait déjà fait en décembre.

12 janv. 2013, 08:59
Le président français François Hollande a invité les ressortissants français dont la présence n'est pas indispensable au Mali, de quitter le pays.

La France et l'Allemagne ont demandé vendredi à leurs ressortissants "dont la présence n'est pas indispensable au Mali" de quitter le pays en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. La Suisse a déjà formulé une telle recommandation à fin décembre.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) soulignait le 28 décembre que "dans le cas d'une détérioration de la situation sécuritaire, les moyens permettant à la Suisse de porter assistance à ses ressortissants peuvent se révéler limités voire inexistants".

Sur son site internet, le DFAE écrit qu'il "est déconseillé de se rendre au Mali. Le risque d'enlèvement est très élevé sur l'ensemble du territoire". En outre, "le DFAE recommande aux Suisses, dont la présence au Mali ne s'avère pas essentielle, de quitter momentanément le pays, tant qu'il existe encore des moyens de transports commerciaux".

La France et l'Allemagne ont émis vendredi des recommandations analogues, motivant leur décision par la dégradation de la situation sécuritaire. La France précise que cette recommandation vaut également pour Bamako, la capitale.

Pour l'Allemagne, l'Etat a perdu tout contrôle sur la moitié nord-est du Mali, "c'est pourquoi le risque d'enlèvement est particulièrement élevé pour les étrangers", écrit le Ministère des affaires étrangères. Dans le sud, la situation s'est stabilisée depuis mars dernier, mais reste fragile et difficile à apprécier.