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Marée noire: BP et Transocean épinglés par un nouveau rapport sur Deepwater

BP et le groupe zougois Transocean n'avaient pas de règles clairement établies pour s'assurer que le puits Macondo était correctement scellé avant la rupture qui a déclenché la marée noire dans le golfe du Mexique en 2010.

24 juil. 2012, 09:42
Le rapport dénonce de la part de BP et Transocean "de multiples carences dans le système de gestion de la sécurité qui ont contribué à l'accident".

BP et le groupe zougois Transocean n'avaient pas de règles clairement établies pour s'assurer que le puits Macondo était correctement scellé avant la rupture qui a déclenché la marée noire dans le golfe du Mexique en 2010, estime un rapport publié mardi. BP risque toujours des sanctions au civil voire au pénal.

 
L'étude préliminaire de l'agence fédérale américaine du Chemical Safety Board souligne à nouveau des manquements déjà pointés dans de précédentes enquêtes sur l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon.
 
Le rapport dénonce de la part de BP et Transocean "de multiples carences dans le système de gestion de la sécurité qui ont contribué à l'accident". BP était propriétaire majoritaire et opérateur du puits Macondo.
 
Critique lancée
 
Le groupe britannique a déjà provisionné 37,2 milliards de dollars pour faire face à la catastrophe et la marée noire pourrait lui coûter au total 69 milliards si la justice juge BP coupable de faute grave, ce que le groupe conteste avec vigueur.
 
Transocean, basé à Zoug, était de son côté chargé de forer le puits à 1600 mètres de profondeur au large de la côte de Louisiane.
 
Le 20 avril 2010, l'explosion d'une bulle de méthane a fait 11 tués sur la plate-forme de forage, déclenchant la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis. Près de cinq millions de barils de pétrole se sont répandus pendant près de trois mois dans le golfe du Mexique, souillant les côtes de quatre Etats.
 
Accusation par le CSB
 
Le Chemical Safety Board (CSB), comme d'autres rapports avant lui (commission de la Maison Blanche ou encore école nationale d'ingéniérie), se concentre lui sur le test en pression négative, qui aurait pu alerter les ouvriers sur l'instabilité du puits et son danger potentiel.
 
En dépit du caractère essentiel de ce test, aucune procédure écrite ne décrivait comment le mener à bien, souligne le CSB.
 
Il n'existait pas non plus "de critères écrits ou de limites de sûreté définies pour déterminer la réussite du test", ajoute-t-il.
 
Réagissant à la publication du rapport, Transocean s'est dit résolu à améliorer constamment ses procédures en matière de sécurité.
 
Un porte-parole de BP a lui indiqué que l'accident était le "résultat de causes multiples, impliquant de nombreuses parties" et que BP avait "pris des mesures concrètes pour renforcer encore la sécurité et la gestion du risque".
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