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New York s'apprête à virer à gauche avec Bill de Blasio

Les New-Yorkais s'apprêtent mardi à tourner la page Michael Bloomberg. Ils devraient élire comme maire, sauf énorme surprise, un démocrate de 52 ans résolument ancré à gauche, Bill de Blasio, qui a promis un changement radical.

05 nov. 2013, 17:41
Le démocrate Bill de Blasio a remporté mardi à New York les primaires de son parti en vue de l'élection du maire en novembre. Il est désormais favori pour succéder à Michael Bloomberg.

New York cherche un successeur à Michael Bloomberg, qui a bouclé son troisième et dernier mandat. Tous les sondages indiquent que Bill de Blasio, un Italo-américain de 52 ans marié à une Afro-américaine, va écraser son adversaire républicain Joseph Lhota avec plus de 40 points d'avance. Un candidat indépendant, Adolfo Carrion, n'a jamais dépassé plus de 2% des intentions de vote.

L'enthousiasme n'est pas au rendez-vous, à l'issue d'une campagne féroce mais sans grand souffle. "Je suis démocrate, j'ai voté de Blasio", confie ainsi Adriana, 63 ans.

Mais elle ne parle que de Michael Bloomberg, 71 ans, qui en douze ans "a tellement fait pour la ville", pour les arts, la sécurité, la santé avec notamment l'interdiction de fumer dans les espaces publics. Mais elle a voté pour de Blasio, car "les jeunes ne peuvent plus vivre à New York, c'est tellement cher".

Scott de Nino, également démocrate, a lui préféré Joe Lhota. "J'aimais beaucoup Michael Bloomberg, et j'espère que les choses ne vont pas trop changer", explique cet homme de 44 ans. "Je n'ai pas eu le sentiment que de Blasio soit honnête", ajoute-t-il.

Plus de maire démocrate depuis 1989

New York 8,3 millions d'habitants, compte six fois plus d'électeurs démocrates que de républicains, mais n'a plus élu de maire démocrate depuis 1989.

Après Rudolph Giuliani (1994-2001) et Michael Bloomberg (2002-2013), Bill de Blasio, le médiateur élu de la ville, qui a surgi tardivement dans les sondages, s'est positionné comme un "progressiste, fier de l'être", défenseur des classes moyennes, des familles et des minorités.

Il a dénoncé jour après jour les inégalités à New York, la ville qui compte le plus de milliardaires au monde mais dont 21% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Il s'est engagé à construire 200'000 logements sociaux, dans une ville où les logements sont hors de prix, à défendre les hôpitaux de quartier, et à remplacer le chef de la police, en raison de la pratique controversée des fouilles de piétons ("stop and frisk") visant surtout les jeunes noirs et latinos.

Augmenter les impôts des plus riches

Son idée phare, répétée de meeting en meeting, est d'imposer plus lourdement les New-Yorkais les plus riches, pour financer l'école maternelle pour tous les enfants dès quatre ans. La ville, multiraciale, est à 33,3% blanche (hors hispaniques), 25,5% noire, 28,6% hispanique et 12,7% asiatique.

La participation est généralement faible pour les élections municipales à New York, et jusqu'au bout Bill de Blasio, un géant d'1,95 mètre, a exhorté ses partisans à rester mobilisés.

New York n'est pas la seule ville où l'on vote mardi. Boston, Seattle et Detroit élisent également leur maire. Dans le New Jersey, le gouverneur républicain Chris Christie brigue un deuxième mandat, qu'il est assuré de gagner, un tremplin vers la présidentielle de 2016.

La Virginie élit également un nouveau gouverneur et doit choisir entre le républicain Ken Cuccinelli, ministre de la Justice de cet Etat du sud, et le démocrate Terry McAuliffe, grand ami des Clinton et favori des sondages.

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